<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Gpxl is blogging</title><link>http://simulashow.canalblog.com/</link><description>management,marketing,innovation,projects</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 21 Jul 2008 00:32:10 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>S&apos;ouvrir les portes de l&apos;autofinancement</title><dc:creator>Gpxl</dc:creator><link>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340844.html</link><comments>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340844.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://simulashow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/340844/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340844.html</guid><description>&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial&quot;&gt;Le taux maximal de croissance par autofinancement permet d&apos;&#xe9;valuer les performances et les besoins pr&#xe9;visionnels de tr&#xe9;sorerie.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;NEIL C. CHURCHILL ET JOHN W. MULLINS&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La premi&#xe8;re partie de cet article, parue dans le cahier 8 de L&apos;Art d&apos;Entreprendre, traitait des entr&#xe9;es et des sorties de tr&#xe9;sorerie dans un cycle d&apos;exploitation.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Mais, si le taux de croissance est important dans un cycle d&apos;exploitation, la plupart des managers r&#xe9;fl&#xe9;chissent en termes de croissance annuelle. Pour annualiser le taux maximal de croissance par autofinancement (Mifrog ou Maximum Internally Financiable Rate of Growth) pour diff&#xe9;rents produits ou march&#xe9;s, ou le comparer avec ceux de diff&#xe9;rentes soci&#xe9;t&#xe9;s, il est n&#xe9;cessaire de le faire sur une m&#xea;me p&#xe9;riode.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il est &#xe9;vident que, si notre entreprise fictive, M&amp;amp;C, enregistre une croissance de 7,47 % en 170 jours, elle aura une croissance sup&#xe9;rieure sur 365 jours. Il suffit de multiplier le taux maximal de croissance par autofinancement correspondant &#xe0; un cycle unique par une ann&#xe9;e divis&#xe9;e par 170 jours. Le taux maximal de croissance par autofinancement annuel est donc de 16,04 %.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En cons&#xe9;quence, si M&amp;amp;C enregistre une croissance inf&#xe9;rieure &#xe0; 16,04 %, l&apos;entreprise va g&#xe9;n&#xe9;rer, par ses ventes, une tr&#xe9;sorerie plus importante que ne le requiert sa croissance. En revanche, si la croissance de M&amp;amp;C;est sup&#xe9;rieure &#xe0; son taux maximal de croissance par autofinancement, elle devra trouver des capitaux externes pour la financer. Le taux maximal de croissance par autofinancement constitue donc un outil de pr&#xe9;vision des besoins en tr&#xe9;sorerie.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Ma&#xee;triser les flux de tr&#xe9;sorerie&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L&apos;exemple de M&amp;amp;C;nous montre que les facteurs qui d&#xe9;terminent le taux maximal de croissance par autofinancement sont : premi&#xe8;rement, la tr&#xe9;sorerie n&#xe9;cessaire pour produire une unit&#xe9; de vente ; deuxi&#xe8;mement, la dur&#xe9;e de chacun des cash-flows ; troisi&#xe8;mement, la tr&#xe9;sorerie g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9;e par l&apos;unit&#xe9; de vente r&#xe9;sultante.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Si la gestion peut r&#xe9;duire le montant de la tr&#xe9;sorerie n&#xe9;cessaire, r&#xe9;duire la dur&#xe9;e des d&#xe9;caissements ou augmenter les liquidit&#xe9;s g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9;es par une unit&#xe9; de ventes, le taux maximal de croissance par autofinancement s&apos;accro&#xee;t. Ce r&#xe9;sultat est illustr&#xe9; figure 1, avec en parall&#xe8;le la situation initiale, c&apos;est-&#xe0;-dire un taux maximal de croissance par autofinancement annualis&#xe9; de 16,04 %.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Levier 1 : r&#xe9;duire les liquidit&#xe9;s n&#xe9;cessaires&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Supposons que la direction de l&apos;entreprise puisse r&#xe9;duire le co&#xfb;t des marchandises vendues de 1 % et les co&#xfb;ts d&apos;exploitation de 0,5 %, comme indiqu&#xe9; &#xe0; la figure 1. La tr&#xe9;sorerie requise pour financer une vente diminue de 0,669 &#xe0; 0,658 franc, soit un gain de 0,011 franc par cycle d&apos;exploitation. Si la tr&#xe9;sorerie g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9;e par la vente &#xe9;tait rest&#xe9;e inchang&#xe9;e (0,05 franc) du fait d&apos;une diminution &#xe9;quivalente du prix, les anciennes ventes n&#xe9;cessaires pour produire une nouvelle vente auraient &#xe9;t&#xe9; &#xe9;gales &#xe0; 13,16 francs, le taux maximal de croissance par autofinancement par cycle d&apos;exploitation serait pass&#xe9; &#xe0; 7,6 %, et &#xe0; 16,32 % en annuel. Augmentation peu significative. Heureusement pour la soci&#xe9;t&#xe9;, cela ne s&apos;est pas produit : elle n&apos;a pas modifi&#xe9; ses prix et sa tr&#xe9;sorerie a augment&#xe9;, &#xe0; 0,065 franc par franc de ventes.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Levier 2 : augmenter le niveau des liquidit&#xe9;s g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9;es&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Si les ventes produisent 0,065 franc de liquidit&#xe9;s par franc, la soci&#xe9;t&#xe9; a seulement besoin de 10,129 francs de ventes anciennes pour g&#xe9;n&#xe9;rer 1 franc de ventes nouvelles (figure 1). Le taux maximal de croissance par autofinancement par cycle d&apos;exploitation s&apos;&#xe9;l&#xe8;ve alors &#xe0; 9,87 %, et par ann&#xe9;e &#xe0; 21,2 %. Alors que l&apos;augmentation &#xe0; 0,015 franc des liquidit&#xe9;s g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9;es &#xe9;quivaut &#xe0; 30 %, les liquidit&#xe9;s n&#xe9;cessaires sont de 0,011 franc seulement, soit 1,64 %. Notons l&apos;effet de la marge b&#xe9;n&#xe9;ficiaire. Cela explique pourquoi les soci&#xe9;t&#xe9;s de logiciels, une fois leur produit mis au point, peuvent cro&#xee;tre si rapidement. Elles facturent de 150 francs &#xe0; 300 francs un produit dont le co&#xfb;t de vente est inf&#xe9;rieur &#xe0; 20 francs. Si la soci&#xe9;t&#xe9; relevait simplement ses prix de 0,015 franc sans toucher aux besoins de tr&#xe9;sorerie, elle aurait une croissance autofinanc&#xe9;e par cycle d&apos;exploitation de 9,72 % et de 20,86 % par an, c&apos;est-&#xe0;-dire un r&#xe9;sultat pratiquement identique.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Levier 3 : r&#xe9;duire le cycle des cash-flows&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le troisi&#xe8;me levier est illustr&#xe9; par les deux derni&#xe8;res colonnes de la figure 1. Il est appliqu&#xe9; &#xe0; la fois au sc&#xe9;nario initial et au sc&#xe9;nario am&#xe9;lior&#xe9;. On r&#xe9;duit de 4 jours (5 %) la dur&#xe9;e de d&#xe9;tention des stocks et de 6 jours (6,67 %) le d&#xe9;lai moyen de r&#xe8;glement des comptes clients. Il en r&#xe9;sulte un cycle d&apos;exploitation de 160 jours au lieu de 170, qui se traduit par une augmentation des taux maximaux de croissance par autofinancement par cycle d&apos;exploitation et par an de 7,55 % et de 17,22 % respectivement dans le cas du sc&#xe9;nario initial, et de 9,97 % et de 22,75 % dans le cas du sc&#xe9;nario am&#xe9;lior&#xe9;. Rien n&apos;interdit en effet aux dirigeants d&apos;actionner simultan&#xe9;ment les trois leviers. Cela repr&#xe9;sente un rel&#xe8;vement de plus de 40 % du taux de croissance de la soci&#xe9;t&#xe9; sans apport de capitaux externes.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Nous avons jusqu&apos;ici consid&#xe9;r&#xe9; un cas de figure simplifi&#xe9;, dans lequel le cycle d&apos;exploitation englobe tous les flux de tr&#xe9;sorerie n&#xe9;cessaires pour financer 1 franc de ventes. Mais la plupart des entreprises doivent p&#xe9;riodiquement augmenter leurs capacit&#xe9;s physiques de production, investir dans &amp;lt;?xml:namespace prefix = st1 ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags&quot; /&gt;&lt;st1:PersonName w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;la R&quot;&gt;la R&lt;/st1:PersonName&gt;&amp;amp;D, ou r&#xe9;agir face &#xe0; la concurrence par exemple en &#xe9;toffant leurs programmes de marketing sur de multiples p&#xe9;riodes. La tr&#xe9;sorerie n&#xe9;cessaire pour financer ce type d&apos;investissement, que ce soit dans le domaine des installations et des &#xe9;quipements, de &lt;st1:PersonName w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;la R&quot;&gt;la R&lt;/st1:PersonName&gt;&amp;amp;D;ou dans tout autre domaine, doit &#xea;tre planifi&#xe9;e.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;M&amp;amp;C, entreprise industrielle (Figure 2)&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(*) Les co&#xfb;ts de main-d&apos;oeuvre sont engag&#xe9;s de mani&#xe8;re constante pendant les 80 premiers jours de travail. Si l&apos;on multiplie les co&#xfb;ts correspondants &#xe0; chaque p&#xe9;riode de 10 jours par le nombre de jours restant avant l&apos;encaissement, selon la m&#xe9;thode utilis&#xe9;e pour calculer les co&#xfb;ts d&apos;exploitation dans la figure 3 de la premi&#xe8;re partie de cet article (cahier n^o 8, pages VI et VII), et si l&apos;on divise ensuite le total par 170 jours, les sorties de tr&#xe9;sorerie correspondant &#xe0; la main-d&apos;oeuvre sont en moyenne de 0,15294 franc.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Cash-flows &#xab; multip&#xe9;riodes &#xbb;&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les cash-flows &#xab; multip&#xe9;riodes &#xbb; impliquent deux changements. Le premier concerne les liquidit&#xe9;s g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9;es par une vente. Le second porte sur l&apos;affectation des liquidit&#xe9;s requises pour acheter des biens d&apos;&#xe9;quipement, pour financer des programmes marketing ou pour soutenir &lt;st1:PersonName w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;la R&quot;&gt;la R&lt;/st1:PersonName&gt;&amp;amp;D sur les cycles d&apos;exploitation qui b&#xe9;n&#xe9;ficient de ces investissements.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Supposons que la soci&#xe9;t&#xe9; M&amp;amp;C se transforme en entreprise industrielle en ajoutant des machines et des &#xe9;quipements pour une valeur de 60.000 francs par 100.000 francs de ventes, et en d&#xe9;composant les co&#xfb;ts de vente en co&#xfb;ts de mati&#xe8;res et co&#xfb;ts de main-d&apos;oeuvre (voir figure 2). Si la dur&#xe9;e de vie de ces &#xe9;quipements est de dix ans, leur co&#xfb;t d&apos;acquisition doit &#xea;tre inclus dans le calcul des besoins de tr&#xe9;sorerie. Il s&apos;agit de 0,06 franc par an, ou 0,0279 franc par cycle d&apos;exploitation de 170 jours. Si l&apos;on ajoute ce chiffre &#xe0; la tr&#xe9;sorerie utilis&#xe9;e par les charges d&apos;exploitation, on parvient &#xe0; un total de 0,6853 franc, qui doit &#xea;tre g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9; par les ventes d&apos;un cycle d&apos;exploitation, et &#xe0; un taux maximal de croissance par autofinancement de 7,3 %, et de 15,67 % annualis&#xe9;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Calculs et avertissements&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* La formule. Le calcul du Mifrog peut &#xea;tre exprim&#xe9; par la formule ci-apr&#xe8;s :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Les &#xe9;l&#xe9;ments de tr&#xe9;sorerie et leur dur&#xe9;e. La dur&#xe9;e du cycle d&apos;exploitation est celle de l&apos;&#xe9;l&#xe9;ment de tr&#xe9;sorerie le plus long pour produire une unit&#xe9; de ventes. Dans les exemples ci-dessus, nous n&apos;avons pris en compte que deux flux dans le cycle d&apos;exploitation : le co&#xfb;t des biens vendus et les charges d&apos;exploitation.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il en existe d&apos;autres qui peuvent s&apos;&#xe9;tendre sur des p&#xe9;riodes diff&#xe9;rentes, comme le paiement anticip&#xe9; de spots t&#xe9;l&#xe9;vis&#xe9;s, les lettres de cr&#xe9;dit qui pr&#xe9;c&#xe8;dent la livraison des stocks, etc. Le cycle d&apos;exploitation est le cycle le plus long. Consid&#xe9;rons l&apos;exemple ci-apr&#xe8;s qui inclut quatre flux de tr&#xe9;sorerie :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Dans cet exemple, le flux le plus long est celui du co&#xfb;t des ventes. C&apos;est la somme de la lettre de cr&#xe9;dit, du stock et du compte clients, soit 45 + 50 + 60 (155 jours) ; la publicit&#xe9; TV a &#xe9;t&#xe9; r&#xe9;gl&#xe9;e 90 jours avant le passage &#xe0; l&apos;antenne qui g&#xe9;n&#xe8;re le compte clients, et la lettre de cr&#xe9;dit a &#xe9;t&#xe9; &#xe9;mise 95 jours avant la r&#xe9;alisation de la vente.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Si, toutefois, les d&#xe9;penses de publicit&#xe9; devaient &#xea;tre r&#xe9;gl&#xe9;es 120 jours &#xe0; l&apos;avance, le cycle d&apos;exploitation serait alors &#xe9;gal &#xe0; la somme des 120 jours de publicit&#xe9; et des 60 jours correspondant au compte clients, soit un total de 180 jours.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Etant donn&#xe9; les 90 jours de paiement anticip&#xe9; de la publicit&#xe9;, l&apos;encours de chaque cash-flow est le suivant : Le taux maximal de croissance par autofinancement est un outil puissant qui permet d&apos;int&#xe9;grer &#xe0; la fois la gestion d&apos;exploitation, habituellement centr&#xe9;e sur le compte de r&#xe9;sultats, et la gestion financi&#xe8;re, centr&#xe9;e, elle, sur le bilan. On peut le calculer pour les filiales, les lignes de produits et les segments de produits/march&#xe9;s. On peut le faire &#xe0; partir de moyennes pass&#xe9;es ou de performances pr&#xe9;visionnelles. Il peut donc fournir un &#xe9;clairage tr&#xe8;s utile sur les cons&#xe9;quences des d&#xe9;cisions manag&#xe9;riales.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Avertissements. Il est &#xe0; noter cependant que le taux maximal de croissance par autofinancement se fonde sur l&apos;agr&#xe9;gation de cash-flows regroup&#xe9;s sur des p&#xe9;riodes diff&#xe9;rentes. Il permet de cerner de tr&#xe8;s pr&#xe8;s la croissance qui r&#xe9;sulte d&apos;un ensemble complexe de facteurs interd&#xe9;pendants, sans toutefois &#xea;tre toujours exact. Dans tous les cas o&#xf9; l&apos;on a besoin d&apos;un chiffre pr&#xe9;cis, une approche plus traditionnelle - le tableur - est g&#xe9;n&#xe9;ralement pr&#xe9;f&#xe9;rable. Le taux maximal de croissance par autofinancement permet aux dirigeants de comprendre la situation ; le tableur offre la pr&#xe9;cision requise pour pr&#xe9;senter un plan de tr&#xe9;sorerie &#xe0; une source ext&#xe9;rieure de financement. Les deux outils m&#xe9;ritent leur place dans une panoplie d&apos;outils de planification.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le taux maximal de croissance par autofinancement constitue un outil de pr&#xe9;vision des besoins en tr&#xe9;sorerie. En effet, si l&apos;entreprise enregistre une croissance inf&#xe9;rieure &#xe0; ce taux, elle va g&#xe9;n&#xe9;rer, par ses ventes, une tr&#xe9;sorerie plus importante que ne le requiert sa croissance. En revanche, si sa croissance est sup&#xe9;rieure, elle devra trouver des capitaux externes pour la financer. (C) Masterfile/PIX&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Feb 2005 19:21:00 GMT</pubDate></item><item><title>D&#xe9;marrer avec des moyens restreints</title><dc:creator>Gpxl</dc:creator><link>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340827.html</link><comments>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340827.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://simulashow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/340827/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340827.html</guid><description>&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial&quot;&gt;Quand les moyens financiers sont trop limit&#xe9;s pour esp&#xe9;rer un soutien des banques ou du capital-risque, la famille et les amis sont souvent mis &#xe0; contribution.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Pour celui qui r&#xea;ve de cr&#xe9;er son entreprise, il existe deux formules afin de disposer d&apos;un capital de d&#xe9;part : emprunter ou solliciter des partenaires en fonds propres. L&apos;emprunt permet de conserver la totale propri&#xe9;t&#xe9; de son entreprise moyennant le paiement des int&#xe9;r&#xea;ts et le remboursement, &#xe0; terme, du capital ; l&apos;apport financier de partenaires oblige &#xe0; partager quelque peu la propri&#xe9;t&#xe9; de l&apos;entreprise, mais peut permettre de ne jamais avoir &#xe0; rembourser, ni m&#xea;me parfois &#xe0; verser, de dividendes.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il s&apos;agit donc de choisir entre le paiement d&apos;int&#xe9;r&#xea;ts ou le renoncement &#xe0; une partie de la propri&#xe9;t&#xe9; de l&apos;entreprise. Peter Kelly &#xe9;tudie cette question plus pr&#xe9;cis&#xe9;ment dans l&apos;article ci-contre. L&apos;emprunt et le financement ext&#xe9;rieur font chacun l&apos;objet d&apos;un article pages IV et V et page VI.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le choix va d&#xe9;pendre du montant que peut obtenir un entrepreneur dans l&apos;un et l&apos;autre cas.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Garantie personnelle&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La plupart des entrepreneurs ne disposent pas d&apos;une grande marge de manoeuvre pour choisir leur financement. Celui qui se lance dans un secteur &#xe0; risques avec peu ou pas d&apos;actifs ne pourra pas obtenir de pr&#xea;t bancaire sans fournir des garanties qui seront alors g&#xe9;n&#xe9;ralement prises sur ses biens personnels. Mais, m&#xea;me dans ce cas, la banque lui demandera d&apos;apporter en propre 25 % de la somme emprunt&#xe9;e, en g&#xe9;n&#xe9;ral.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Voil&#xe0; pourquoi la plupart des entreprises d&#xe9;marrent avec un budget tr&#xe8;s serr&#xe9;, leur cr&#xe9;ateur rassemblant tout ce qu&apos;il peut en mouillant sa chemise. Le capital de d&#xe9;part est donc g&#xe9;n&#xe9;ralement r&#xe9;duit au minimum. Ainsi, sur la liste annuelle &#xe9;tablie par le magazine &#xab; Inc. &#xbb; des 500 meilleures petites entreprises am&#xe9;ricaines, on constate qu&apos;un quart a d&#xe9;marr&#xe9; avec moins de 5.000 dollars, la moiti&#xe9; avec moins de 25.000 dollars et les trois quarts avec moins de 100.000 dollars ; moins de 5 % disposaient de plus de 1 million de dollars.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le plus souvent, les entrepreneurs se lancent avec leur &#xe9;nergie et leurs &#xe9;conomies. A d&#xe9;faut de revenus, cette &#xe9;nergie leur permettra d&apos;&#xea;tre propri&#xe9;taires &#xe0; part enti&#xe8;re de leur entreprise. Puis un investisseur individuel, qui conna&#xee;t soit les entrepreneurs, soit leur secteur d&apos;activit&#xe9;, soit les deux &#xe0; la fois, va investir une partie de son argent contre des parts de l&apos;entreprise (voir l&apos;article sur les &#xab; business angels &#xbb; en pages IX et X).&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Si l&apos;entreprise commercialise un produit, il est possible alors d&apos;obtenir un pr&#xea;t bancaire garanti par les stocks et les cr&#xe9;ances. Si elle conna&#xee;t une croissance rapide sur un large march&#xe9;, elle pourra augmenter son capital en faisant appel &#xe0; une soci&#xe9;t&#xe9; de capital-risque. Enfin, elle peut encore assurer son expansion par recours &#xe0; des bailleurs de fonds, appel public &#xe0; l&apos;&#xe9;pargne, ou fusion avec une entreprise plus importante.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La plupart des entreprises n&apos;offrent pas le potentiel n&#xe9;cessaire pour attirer les investisseurs en capital-risque. Elles n&apos;en doivent pas moins trouver des fonds. Ceux-ci seront g&#xe9;n&#xe9;ralement fournis par les deux F et les deux A : les Fondateurs commencent par leurs propres &#xe9;conomies (parfois jusqu&apos;au dernier centime), puis mettent &#xe0; contribution &amp;lt;?xml:namespace prefix = st1 ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags&quot; /&gt;&lt;st1:PersonName w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;la Famille&quot;&gt;la Famille&lt;/st1:PersonName&gt;, les Amis et les &#xab; Aventuriers &#xbb; de l&apos;investissement.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Cela peut se r&#xe9;v&#xe9;ler tr&#xe8;s risqu&#xe9;. En effet, les entrepreneurs se retrouvent souvent coinc&#xe9;s avec la totalit&#xe9; de leurs avoirs plac&#xe9;s dans l&apos;entreprise qui fournit la totalit&#xe9; de leurs revenus. Ils se retrouvent donc sans filet de s&#xe9;curit&#xe9; puisque, si leur entreprise &#xe9;choue, ils perdent &#xe0; la fois leurs &#xe9;conomies et leur source de revenu. Nul ne doit prendre de tels risques sans la perspective d&apos;un retour sur investissement particuli&#xe8;rement int&#xe9;ressant.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Mais comment le propri&#xe9;taire d&apos;une petite entreprise peut-il s&apos;assurer une bonne rentabilit&#xe9; sans ouvrir son capital, ni vendre son entreprise ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les deux &#xe9;l&#xe9;ments d&#xe9;terminant le retour sur investissement sont le montant investi et le revenu produit chaque ann&#xe9;e par cet investissement. Ainsi, l&apos;entrepreneur doit investir le plus petit montant possible pour d&#xe9;marrer et s&apos;assurer que son entreprise pourra lui verser un &#xab; dividende &#xbb; assez cons&#xe9;quent pour produire un taux de rendement annuel int&#xe9;ressant.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Fiscalement parlant, il pourrait &#xea;tre plus int&#xe9;ressant de verser ce dividende sous forme de prime ou d&apos;avantages en nature plut&#xf4;t que comme dividende proprement dit. Bien entendu, une gestion prudente suppose que l&apos;entreprise g&#xe9;n&#xe8;re assez de tr&#xe9;sorerie et n&apos;ait plus recours &#xe0; des capitaux ext&#xe9;rieurs avant d&apos;envisager le paiement de dividendes.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Capacit&#xe9; d&apos;autofinancement&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;On dit que le bonheur, pour un entrepreneur, c&apos;est de d&#xe9;gager une large capacit&#xe9; d&apos;autofinancement. Cependant, si une entreprise conna&#xee;t une croissance rapide, chaque centime g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9; y est r&#xe9;investi pour soutenir la croissance, et il ne reste rien &#xe0; distribuer &#xe0; l&apos;entrepreneur et aux investisseurs.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il serait peut-&#xea;tre plus juste de dire que le vrai bonheur pour un entrepreneur, c&apos;est un cash-flow exc&#xe9;dentaire - c&apos;est-&#xe0;-dire que l&apos;entreprise g&#xe9;n&#xe8;re un montant de liquidit&#xe9;s sup&#xe9;rieur &#xe0; ce que n&#xe9;cessite le soutien d&apos;un taux de croissance optimal.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Cet exc&#xe9;dent peut &#xea;tre distribu&#xe9; sous forme de dividendes aux actionnaires, consacr&#xe9; au rachat des parts de ceux qui souhaitent r&#xe9;aliser leur investissement, ou encore conserv&#xe9; dans l&apos;entreprise.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il ne faut pas chercher plus loin pour comprendre la mine r&#xe9;jouie de Bill Gates. Son entreprise, Microsoft, lanc&#xe9;e avec trois sous &#xe0; la fin des ann&#xe9;es 70, g&#xe9;n&#xe8;re d&#xe9;sormais tant d&apos;argent que chaque jour des millions de dollars viennent s&apos;ajouter aux 7 milliards de dollars de son tr&#xe9;sor de guerre, tandis que Netscape, son ennemi jur&#xe9; dans la lutte pour la domination du march&#xe9; des logiciels pour l&apos;Internet, a &#xe9;t&#xe9; oblig&#xe9;, pour la deuxi&#xe8;me fois en moins de dix-huit mois, de solliciter sur le march&#xe9; les fonds dont il avait besoin (96 millions de dollars). &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;WILLIAM D. BYGRAVE occupe la chaire Frederic C. Hamilton pour la libre entreprise et dirige le Center for Entrepreneurial Studies au Babson College, &#xe0; Wellesley, dans le Massachusetts.Il est professeur invit&#xe9; &#xe0; l&apos;Insead et enseigne &#xe0;l&apos;universit&#xe9; de Nottingham. Enseignant et chercheur en entrepreneuriat, il s&apos;int&#xe9;resse particuli&#xe8;rement au financement des start-up et des entreprises en croissance.&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Feb 2005 19:19:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le tour de main</title><dc:creator>Gpxl</dc:creator><link>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340821.html</link><comments>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340821.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://simulashow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/340821/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340821.html</guid><description>&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial&quot;&gt;VU PAR LE CPA&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Fran&#xe7;ois Molina croit dans l&apos;adage d&apos;un de ses professeurs : &#xab; Ce n&apos;est pas parce qu&apos;on a la recette qu&apos;on a le tour de main. &#xbb; Pour lui, si l&apos;opportunit&#xe9; constitue l&apos;&#xe9;l&#xe9;ment de base, il faut ensuite savoir la mettre en musique. La r&#xe9;ussite de Phaselys en est la preuve. L&apos;id&#xe9;e de cr&#xe9;er cette soci&#xe9;t&#xe9; de distribution de produits p&#xe9;ri-informatiques lui est venue lorsqu&apos;il &#xe9;tait &#xe0; la t&#xea;te d&apos;une soci&#xe9;t&#xe9; de distribution d&apos;informatique industrielle. A l&apos;&#xe9;poque, il lui arrive d&apos;&#xea;tre en contact avec Sony. Le groupe japonais, soucieux de commercialiser ses moniteurs, recherchait des grossistes sp&#xe9;cialis&#xe9;s. Fran&#xe7;ois Molina comprend alors qu&apos;il a la possibilit&#xe9; de vendre le produit d&apos;un fournisseur de notori&#xe9;t&#xe9; mondiale.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La recette &#xe9;tait l&#xe0; en puissance. Il fallait ensuite la transformer en affaire p&#xe9;renne. Fran&#xe7;ois Molina, quand il fonde Phaselys en 1990, met &#xe0; profit son exp&#xe9;rience de cr&#xe9;ateur r&#xe9;cidiviste pour mettre en confiance Sony. Phaselys se focalise sur son m&#xe9;tier de grossiste et sur cette marque. Il s&apos;engage &#xe0; payer les produits cash, sachant qu&apos;il faut rassurer un fournisseur &#xe9;tranger que les d&#xe9;lais trop longs de remboursement inqui&#xe8;tent. Et, pour r&#xe9;duire les besoins financiers, il se fixe pour r&#xe8;gle de travailler en flux tendu en ne stockant que l&apos;&#xe9;quivalent de deux semaines de chiffre d&apos;affaires.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Cette strat&#xe9;gie va &#xea;tre fructueuse : port&#xe9; par la notori&#xe9;t&#xe9; de Sony, il va int&#xe9;resser d&apos;autres marques r&#xe9;put&#xe9;es. Phaselys rajoute, un an plus tard, Matrox &#xe0; son escarcelle. Cette soci&#xe9;t&#xe9; canadienne cherchait un distributeur pour ses cartes graphiques haut de gamme. Fran&#xe7;ois Molina, qui ne souhaite pas devenir un g&#xe9;n&#xe9;raliste en mati&#xe8;re de produits p&#xe9;ri-informatiques, d&#xe9;cide alors de jouer sur la compl&#xe9;mentarit&#xe9; commerciale entre moniteurs et cartes graphiques. En 1994, c&apos;est le finlandais Nokia qui lui confie la vente de ses moniteurs. Et, depuis &amp;lt;?xml:namespace prefix = st1 ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags&quot; /&gt;&lt;st1:metricconverter w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;1997, l&quot;&gt;1997, l&lt;/st1:metricconverter&gt;&apos;am&#xe9;ricain Data General la distribution de ses serveurs Aviion et de ses matrices de stockage Clariion.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Phaselys est aujourd&apos;hui le premier distributeur de produits p&#xe9;ri-informatiques des marques Sony, Matrox et Nokia pour le march&#xe9; fran&#xe7;ais. Les moniteurs repr&#xe9;sentent 44 % de son chiffre d&apos;affaires (250 millions de francs). Et, en prime, Phaselys b&#xe9;n&#xe9;ficie des retomb&#xe9;es des op&#xe9;rations de communication des fabricants sur le march&#xe9; de la micro-informatique.&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Feb 2005 19:18:00 GMT</pubDate></item><item><title>Comment la parcimonie peut mener au profit</title><dc:creator>Gpxl</dc:creator><link>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340819.html</link><comments>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340819.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://simulashow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/340819/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340819.html</guid><description>&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial&quot;&gt;Certains entrepreneurs ont du g&#xe9;nie pour exploiter au plus bas co&#xfb;t les cr&#xe9;neaux porteurs, comme pour rentabiliser leurs ressources, r&#xe9;seaux de relations en t&#xea;te.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il &#xe9;tait une fois un chef d&apos;entreprise en difficult&#xe9;. Il avait besoin tr&#xe8;s rapidement de plusieurs milliers de brochures publicitaires en couleur pour un Salon professionnel vital &#xe0; son entreprise. Or, jusqu&apos;&#xe0; pr&#xe9;sent, le meilleur devis qu&apos;il avait obtenu se montait aux environs de 1.500 dollars, et cette somme, bien qu&apos;acceptable, risquait de mettre &#xe0; mal ses finances. Qu&apos;allait-il faire ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La solution lui est arriv&#xe9;e sous la forme d&apos;un chariot &#xe9;l&#xe9;vateur. L&apos;oncle de notre homme, qui dirigeait une petite entreprise dans une zone industrielle, poss&#xe9;dait un chariot &#xe9;l&#xe9;vateur qu&apos;un de ses voisins, imprimeur, avait l&apos;habitude d&apos;emprunter. Quelques coups de fil plus tard, notre chef d&apos;entreprise avait ses brochures, &#xe0; un prix d&#xe9;fiant toute concurrence.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Cette anecdote illustre parfaitement les trois qualit&#xe9;s essentielles de l&apos;entrepreneur qui r&#xe9;ussit : tout d&apos;abord, &#xea;tre parcimonieux en mati&#xe8;re de d&#xe9;penses, ensuite, savoir exploiter &#xe0; fond toutes les ressources dont on dispose, en particulier ses relations, et, troisi&#xe8;mement, savoir investir son temps et son argent un peu comme se prennent et s&apos;exercent les options financi&#xe8;res.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;D&#xe9;penser avec parcimonie&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La plupart des start-up souffrent d&apos;une p&#xe9;nurie chronique de ressources. Il n&apos;est donc pas &#xe9;tonnant que leurs dirigeants essaient en permanence de ma&#xee;triser leurs co&#xfb;ts. N&#xe9;anmoins, les sp&#xe9;cialistes de l&apos;entrepreneuriat ont tous remarqu&#xe9; que cette propension &#xe0; d&#xe9;penser au minimum pour atteindre un objectif donn&#xe9; ne se limite pas aux seules p&#xe9;riodes o&#xf9; la tr&#xe9;sorerie est en berne.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;M&#xea;me lorsqu&apos;ils sont financi&#xe8;rement &#xe0; l&apos;aise, ces entrepreneurs conservent souvent le m&#xea;me comportement &#xe9;conome qui les caract&#xe9;risait &#xe0; leurs d&#xe9;buts. Cette ma&#xee;trise des d&#xe9;penses ne semble donc pas &#xea;tre uniquement dict&#xe9;e par la situation, mais plut&#xf4;t &#xea;tre un principe de base que l&apos;on retrouve dans toutes les op&#xe9;rations couronn&#xe9;es de succ&#xe8;s et qui implique avant tout d&apos;utiliser les ressources dont on dispose avec cr&#xe9;ativit&#xe9;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Prenons le cas de l&apos;un de nos derniers dipl&#xf4;m&#xe9;s qui s&apos;est lanc&#xe9; dans l&apos;import-export entre New York et son pays natal, le Br&#xe9;sil. Sa premi&#xe8;re difficult&#xe9; en tant que nouveau venu dans le monde des affaires a &#xe9;t&#xe9; de se rendre cr&#xe9;dible aux yeux de ses clients potentiels. S&apos;il se faisait conna&#xee;tre depuis son petit appartement new-yorkais, il avait peu de chances d&apos;inspirer la moindre confiance &#xe0; des clients qui allaient pourtant devoir lui avancer des sommes consid&#xe9;rables s&apos;il voulait r&#xe9;ussir. Il lui fallait donc une adresse professionnelle ayant pignon sur rue.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Bien s&#xfb;r, il aurait pu tout simplement louer des bureaux ou partager un bail commercial. N&#xe9;anmoins, cette d&#xe9;marche aurait transgress&#xe9; la premi&#xe8;re r&#xe8;gle de tout &#xe9;conome qui se respecte : ne jamais engager des co&#xfb;ts fixes si on peut l&apos;&#xe9;viter.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Comment alors contourner les co&#xfb;ts fixes de l&apos;immobilier new-yorkais ? Il s&apos;est souvenu de l&apos;un de ses camarades d&apos;universit&#xe9;, du temps de son passage &#xe0; Columbia, qui avait une adresse prestigieuse, sur la 5e Avenue. Cet ami lui a permis d&apos;emprunter un coin de bureau inoccup&#xe9; et de recevoir son courrier &#xe0; cette adresse. Un mois plus tard, il lui a aussi &#xe9;t&#xe9; accord&#xe9; un t&#xe9;l&#xe9;phone, un fax, plusieurs v&#xe9;hicules de livraison et un secr&#xe9;tariat, tout cela &#xe9;tant bien entendu pay&#xe9; rubis sur l&apos;ongle, mais uniquement sur une base provisoire.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L&apos;int&#xe9;r&#xea;t est que les deux parties en ont tir&#xe9; avantage. L&apos;initiateur du projet a b&#xe9;n&#xe9;fici&#xe9; d&apos;une adresse g&#xe9;ographique enviable, et son h&#xf4;te &#xe9;tait r&#xe9;mun&#xe9;r&#xe9; pour sa propri&#xe9;t&#xe9; immobili&#xe8;re sous-employ&#xe9;e. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les entreprises traditionnelles ou les grands groupes sont plut&#xf4;t orient&#xe9;s vers la maximisation du rendement &#xe0; partir d&apos;une valeur de base actualis&#xe9;e nette, alors que les entrepreneurs sont pr&#xea;ts &#xe0; sacrifier des surplus potentiels de rendement afin de minimiser les investissements fixes et de maximiser la flexibilit&#xe9;. En cons&#xe9;quence, ils limitent les risques en cas d&apos;&#xe9;chec.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les entrepreneurs brillants montrent souvent un certain g&#xe9;nie &#xe0; exploiter pleinement la valeur de ressources sous-employ&#xe9;es. Ils louent du temps de traitement informatique la nuit, des &#xe9;quipements de laboratoire le week-end, ou se branchent sur des bases de donn&#xe9;es appartenant &#xe0; d&apos;autres. Il ne s&apos;agit ici que de quelques exemples de la fa&#xe7;on dont ces entrepreneurs dynamiques, qui ont suffisamment de souplesse pour travailler quand les autres se reposent, arrivent &#xe0; avoir acc&#xe8;s &#xe0; des ressources &#xe0; un prix nettement inf&#xe9;rieur &#xe0; ceux pratiqu&#xe9;s en temps ordinaire.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ils sont aussi pass&#xe9;s ma&#xee;tres dans l&apos;art de la r&#xe9;cup&#xe9;ration. Chaque jour, les entreprises mettent au rebut des biens et des ressources de grande valeur. Une de mes anecdotes pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9;es m&apos;a &#xe9;t&#xe9; racont&#xe9;e par un ancien coll&#xe8;gue de &amp;lt;?xml:namespace prefix = st1 ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags&quot; /&gt;&lt;st1:PersonName w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;la Wharton School&quot;&gt;la Wharton School&lt;/st1:PersonName&gt; &#xe0; l&apos;universit&#xe9; de Pennsylvanie, Ed Moldt. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Quand la technologie informatique est pass&#xe9;e de donn&#xe9;es stock&#xe9;es et saisies sur cartes perfor&#xe9;es aux m&#xe9;moires magn&#xe9;tiques, les entreprises ont commenc&#xe9; &#xe0; fermer leurs services de lecture de cartes et &#xe0; jeter leur &#xe9;quipement. Ils &#xe9;taient tellement press&#xe9;s de se d&#xe9;barrasser de leurs lecteurs de cartes que non seulement ils ne cherchaient pas &#xe0; les vendre, mais ils &#xe9;taient m&#xea;mes pr&#xea;ts &#xe0; payer pour qu&apos;on les emporte.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ed Moldt s&apos;est rapidement rendu compte que le passage d&apos;une technologie &#xe0; une autre n&apos;allait pas se faire du jour au lendemain et que les entreprises pr&#xea;tes &#xe0; exploiter la m&#xe9;moire magn&#xe9;tique continueraient m&#xea;me &#xe0; avoir besoin de lecteurs de cartes pendant un certain temps. Il s&apos;est donc tranquillement mis &#xe0; stocker des lecteurs de cartes perfor&#xe9;es.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Comme il l&apos;avait esp&#xe9;r&#xe9;, la demande de lecture de cartes perfor&#xe9;es ne s&apos;est pas tarie soudainement, mais, &#xe9;tant donn&#xe9; qu&apos;il n&apos;y avait presque plus de fournisseurs capables de la satisfaire, il s&apos;est retrouv&#xe9; en situation de quasi-monopole. Il convient de remarquer que nous sommes ici en pr&#xe9;sence d&apos;un cas extr&#xea;me de parcimonie : non seulement il n&apos;a pas eu &#xe0; d&#xe9;penser un sou de son capital pour acheter ses &#xe9;quipements, mais on l&apos;a m&#xea;me pay&#xe9; pour qu&apos;il les prenne.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Cette philosophie s&apos;applique aussi bien aux ressources mat&#xe9;rielles qu&apos;&#xe0; l&apos;utilisation du talent humain. Les commerciaux, par exemple, sont g&#xe9;n&#xe9;reusement pay&#xe9;s, mais toujours &#xe0; la commission et non en salaire. De m&#xea;me, plut&#xf4;t que d&apos;employer des consultants hors de prix pour faire des &#xe9;tudes de march&#xe9; ou &#xe9;mettre des propositions, il vaut mieux, selon eux, faire appel aux amis, &#xe0; la famille, ou parrainer des &#xe9;tudiants sur un projet. Le grand principe est toujours d&apos;attendre que l&apos;argent rentre avant de s&apos;autoriser des d&#xe9;penses substantielles.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La charte morale de toute entreprise parcimonieuse a &#xe9;t&#xe9; r&#xe9;sum&#xe9;e par Ian Macmillan, le directeur du c&#xe9;l&#xe8;bre Snider Entrepreneurial Center de Wharton, il y a quelques ann&#xe9;es :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- ne jamais acheter neuf ce que l&apos;on peut acheter d&apos;occasion ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- ne jamais acheter ce que l&apos;on peut louer ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- ne jamais louer ce que l&apos;on peut emprunter ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- ne jamais emprunter ce dont on peut vous faire l&apos;aum&#xf4;ne ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- ne jamais demander l&apos;aum&#xf4;ne de ce que l&apos;on peut r&#xe9;cup&#xe9;rer gratuitement. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Capitaliser ses relations&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Tout en &#xe9;tant tr&#xe8;s pointilleux sur la fa&#xe7;on dont ils investissent leur argent, les entrepreneurs gagnants sont aussi pass&#xe9;s ma&#xee;tres dans l&apos;exploitation de leurs relations sociales pour en tirer le meilleur parti. Ils travaillent souvent en r&#xe9;seau, sans rel&#xe2;che, avec dynamisme et constance.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Prenons l&apos;exemple de Per Lovgren, un Su&#xe9;dois, cr&#xe9;ateur de nombreuses entreprises fond&#xe9;es sur sa connaissance approfondie de &lt;st1:PersonName w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;la CFAO&quot;&gt;la CFAO&lt;/st1:PersonName&gt;, et voyons comment il rep&#xe8;re les cr&#xe9;neaux porteurs.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Son plus mauvais retour sur investissement se monte aux environs de 500 %, ce qui donne une id&#xe9;e de l&apos;ampleur de sa r&#xe9;ussite.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Lovgren voyage &#xe9;norm&#xe9;ment et, lors de ses d&#xe9;placements, il invite souvent &#xe0; d&#xee;ner plusieurs membres de son r&#xe9;seau de consultants en management. Il est toujours pr&#xea;t &#xe0; payer l&apos;addition de ces soir&#xe9;es de d&#xe9;tente, mais, en contrepartie, les consultants savent que Per Lovgren tient &#xe0; ce qu&apos;on lui expose les probl&#xe8;mes que rencontrent leurs clients, et qui appellent une &#xe9;ventuelle solution technique.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Un jour, par exemple, un consultant lui a longuement expos&#xe9; les difficult&#xe9;s de recrutement des propri&#xe9;taires de fonderies en Europe du Nord. Il s&apos;agit d&apos;usines sales, o&#xf9; il fait tr&#xe8;s chaud, o&#xf9; le travail s&apos;effectue dans des conditions p&#xe9;nibles et o&#xf9; il devient donc de plus en plus difficile de trouver des ouvriers. Une solution logique serait l&apos;automatisation maximale, expliquait le consultant, mais, malheureusement, les robots supportent mal aussi un tel environnement. La suie, les poussi&#xe8;res et la chaleur viennent rapidement enrayer leur fonctionnement.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Lovgren s&apos;est donc imm&#xe9;diatement mis &#xe0; la recherche d&apos;un &#xab; robot robuste &#xbb; qui soit technologiquement viable. Pour cela, il s&apos;est tourn&#xe9; vers un second r&#xe9;seau, comprenant des ing&#xe9;nieurs. Le lendemain, &#xe0; l&apos;heure du petit d&#xe9;jeuner, un ing&#xe9;nieur sp&#xe9;cialis&#xe9; a &#xe9;valu&#xe9; le probl&#xe8;me, d&#xe9;clar&#xe9; que la technologie n&apos;&#xe9;tait pas en cause et propos&#xe9; de construire un prototype pour un budget d&apos;environ 300.000 dollars. Lovgren aurait alors facilement pu lui faire un ch&#xe8;que pour lancer le projet. Mais attention ! Cela aurait transgress&#xe9; la r&#xe8;gle de parcimonie.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Lovgren a donc eu recours &#xe0; son r&#xe9;seau de consultants pour contacter leurs coll&#xe8;gues sp&#xe9;cialis&#xe9;s en fonderie. Par leur biais, il a r&#xe9;ussi &#xe0; convaincre chaque directeur de fonderie de contribuer financi&#xe8;rement &#xe0; la r&#xe9;alisation du prototype.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Cela lui a permis non seulement de ne pas sortir un sou de sa poche, mais aussi d&apos;&#xea;tre s&#xfb;r que le prototype serait bien accept&#xe9; d&#xe8;s sa cr&#xe9;ation et que le produit final serait ensuite install&#xe9; dans un grand nombre de fonderies.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Autrement dit, l&apos;appartenance &#xe0; des r&#xe9;seaux permet de cr&#xe9;er un capital de relations, qui, tout comme le capital financier, peut &#xea;tre transform&#xe9; en ressources productives.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Similitudes avec les options&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Enfin, derni&#xe8;re observation sur les strat&#xe9;gies entrepreneuriales d&apos;acquisition de ressources : elles sont tr&#xe8;s semblables &#xe0; l&apos;exercice d&apos;options. Dans le domaine financier, les contrats d&apos;option n&apos;exigent que l&apos;investissement d&apos;une somme r&#xe9;duite sur un produit potentiellement int&#xe9;ressant, qui permet (sans engagement ferme) d&apos;acqu&#xe9;rir ult&#xe9;rieurement ce produit le cas &#xe9;ch&#xe9;ant.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les options offrent donc un acc&#xe8;s peu risqu&#xe9; &#xe0; diverses opportunit&#xe9;s, &#xe0; un co&#xfb;t relativement bas. Dans la gestion quotidienne de leurs affaires, les entrepreneurs dynamiques ont tendance &#xe0; adopter une d&#xe9;marche d&apos;investissement identique.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En d&#xe9;veloppant leur capital de relations sociales, ils &#xe9;tablissent les fondations d&apos;un r&#xe9;seau de collecte d&apos;informations leur permettant d&apos;&#xea;tre &#xe0; terme au courant de tous les cr&#xe9;neaux &#xe9;ventuels. Ils peuvent ensuite mobiliser leurs r&#xe9;seaux pour se doter des ressources n&#xe9;cessaires au co&#xfb;t minimal et valider ensuite leur intuition de d&#xe9;part.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Dans les faits, cela se traduit par un engagement de plus en plus ferme au fur et &#xe0; mesure que les informations se pr&#xe9;cisent. Si, &#xe0; un moment donn&#xe9;, les indicateurs signalent que l&apos;affaire pressentie n&apos;est pas viable, l&apos;entrepreneur peut tout simplement s&apos;en d&#xe9;gager et se tourner vers d&apos;autres champs d&apos;investigation sans avoir &#xe0; encaisser une lourde perte en termes d&apos;investissements en usines ou en &#xe9;quipements.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le principe des options nous aide &#xe0; comprendre comment une gestion parcimonieuse et un capital de relations sociales peuvent contribuer &#xe0; cr&#xe9;er de la richesse. Si l&apos;on acquiert des biens progressivement, avec le moins d&apos;investissements possible, le risque de perte financi&#xe8;re en cas d&apos;&#xe9;chec est, lui aussi, minimis&#xe9;, comme dans le cas des options.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Seul quelqu&apos;un comme Lovgren, avec un acc&#xe8;s simultan&#xe9; aux personnes ayant identifi&#xe9; la source du probl&#xe8;me (les consultants), aux personnes ayant les comp&#xe9;tences technologiques (les ing&#xe9;nieurs) et &#xe0; celles capables d&apos;assurer le financement (les directeurs de fonderie), pouvait d&#xe9;marrer cette activit&#xe9;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Et seule une personne de l&apos;habilet&#xe9; de Lovgren pouvait se permettre de s&apos;assurer un tel rendement &#xe0; partir d&apos;un investissement quasi nul. Gr&#xe2;ce &#xe0; ses qualit&#xe9;s, il a pu &#xe0; la fois cr&#xe9;er une entreprise rentable &#xe0; partir d&apos;un probl&#xe8;me de main-d&apos;oeuvre somme toute ordinaire, tout en emp&#xea;chant ses concurrents de copier sa r&#xe9;ussite.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En r&#xe9;sum&#xe9;, nous n&apos;observons pas seulement chez les entrepreneurs gagnants l&apos;inspiration soudaine et la gr&#xe2;ce tomb&#xe9;e du ciel, mais plut&#xf4;t une fa&#xe7;on opini&#xe2;tre et volontaire d&apos;appliquer toute une s&#xe9;rie de principes de base permettant d&apos;obtenir un rendement maximal &#xe0; partir d&apos;un investissement minimal. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;RITA GUNTHER MCGRATH est ma&#xee;tre auxiliaire au sein du d&#xe9;partement organisations du management de &lt;st1:PersonName w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;la Columbia Business&quot;&gt;la Columbia Business&lt;/st1:PersonName&gt; School, &#xe0; New York. Ses recherches portent sur la fa&#xe7;on dont l&apos;innovation et l&apos;exploitation des cr&#xe9;neaux potentiels peuvent apporter un avantage concurrentiel.&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Feb 2005 19:18:00 GMT</pubDate></item><item><title>Construire une plate-forme de lancement efficace</title><dc:creator>Gpxl</dc:creator><link>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340818.html</link><comments>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340818.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://simulashow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/340818/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340818.html</guid><description>&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial&quot;&gt;Les strat&#xe9;gies classiques d&apos;entr&#xe9;e sur les march&#xe9;s ont v&#xe9;cu. Dans un environnement mouvant, les nouvelles entreprises disposent d&apos;atouts.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le lancement de nouveaux produits est-il plus difficile ou plus facile aujourd&apos;hui qu&apos;il y a dix ou vingt ans ? Posez cette question &#xe0; n&apos;importe quel chef de produit d&apos;une grande entreprise de biens de consommation et il vous r&#xe9;pondra certainement : &#xab; plus difficile &#xbb;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Parmi les raisons avanc&#xe9;es, on retrouvera, bien entendu, les coupables habituels : l&apos;intensification de la concurrence, des consommateurs &#xe0; la fois plus exigeants et moins fid&#xe8;les, des cycles de vie du produit continuellement r&#xe9;duits et des distributeurs de plus en plus puissants.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L&apos;exp&#xe9;rience montre que la plupart des nouveaux produits, quels que soient leurs march&#xe9;s, tombent dans l&apos;oubli. Parfois m&#xea;me, comme dans le secteur des logiciels au cours des ann&#xe9;es 80, le taux de d&#xe9;chet a atteint les 90 %.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ce probl&#xe8;me est aggrav&#xe9; par la demande accrue d&apos;innovation, provoqu&#xe9;e &#xe0; la fois par l&apos;&#xe9;volution rapide des go&#xfb;ts et des comportements des consommateurs et par les possibilit&#xe9;s, sans cesse renouvel&#xe9;es, offertes par les am&#xe9;liorations et les d&#xe9;couvertes technologiques.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Comme les conditions du march&#xe9; sont tr&#xe8;s dures pour les entreprises d&#xe9;j&#xe0; install&#xe9;es, on pourrait supposer que les choses sont pires encore pour les nouveaux venus, surtout pour les start-up. Ce n&apos;est vrai qu&apos;en partie. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Par rapport aux entreprises existantes, les nouvelles venues disposent en g&#xe9;n&#xe9;ral de moins de ressources - quelles qu&apos;elles soient, elles ne b&#xe9;n&#xe9;ficient que de fragiles r&#xe9;seaux embryonnaires et doivent &#xe9;tablir des rapports de confiance avec leurs clients et leurs fournisseurs. Le risque inh&#xe9;rent est donc plus grand. Mais elles poss&#xe8;dent aussi des actifs intangibles qui ne figurent pas au bilan. La vitesse, c&apos;est-&#xe0;-dire la r&#xe9;activit&#xe9;, et une grande flexibilit&#xe9;, par exemple ; des dirigeants ambitieux ; enfin, l&apos;absence, pour ces entreprises, d&apos;un lourd pass&#xe9;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;La gestion du risque&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L&apos;un des points clefs de L&apos;Art d&apos;Entreprendre concerne la gestion des risques. Pour les entreprises nouvellement cr&#xe9;&#xe9;es, la grande incertitude porte souvent sur leur mode de d&#xe9;marrage. Pour &#xe9;clairer les choix qui leur sont offerts, il est important d&apos;examiner comment les grandes entreprises ont g&#xe9;r&#xe9; les risques traditionnellement associ&#xe9;s &#xe0; l&apos;entr&#xe9;e sur un nouveau march&#xe9; ou au lancement d&apos;un nouveau produit.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Auparavant, pour les grandes entreprises, l&apos;expansion g&#xe9;ographique s&apos;effectuait selon un sch&#xe9;ma pr&#xe9;cis : elles faisaient appel &#xe0; des importateurs, puis, une fois la demande bien &#xe9;tablie, une filiale &#xe9;tait soit cr&#xe9;&#xe9;e, soit achet&#xe9;e. Quand le march&#xe9; &#xe9;tait pr&#xea;t, les op&#xe9;rations &#xe0; l&apos;&#xe9;tranger se d&#xe9;veloppaient par le biais d&apos;un transfert de technologie li&#xe9; &#xe0; un produit ou &#xe0; un process entre la soci&#xe9;t&#xe9; m&#xe8;re et sa filiale.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le lancement d&apos;un nouveau produit, ou l&apos;entr&#xe9;e sur un nouveau secteur d&apos;activit&#xe9;, suivait aussi des principes tr&#xe8;s stricts. Les grands du march&#xe9; des biens de consommation s&apos;int&#xe9;ressaient &#xe0; des produits pouvant &#xea;tre vendus en masse, et non &#xe0; des articles tr&#xe8;s sp&#xe9;cialis&#xe9;s sur un petit cr&#xe9;neau. Le cycle de planification, test et lancement &#xe9;tait tr&#xe8;s complet, assorti d&apos;&#xe9;tudes de march&#xe9; approfondies tant quantitatives que qualitatives. La d&#xe9;cision finale de lancement d&#xe9;pendait normalement du passage r&#xe9;ussi sur &#xab; un march&#xe9; pilote &#xbb;, permettant d&apos;en d&#xe9;duire les performances attendues sur le march&#xe9; national.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Enfin, une fois l&apos;essai transform&#xe9;, l&apos;entreprise d&#xe9;gageait des ressources importantes pour la campagne publicitaire, la force de vente et les actions de marketing, afin de minimiser les risques d&apos;&#xe9;chec. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Du coup, le temps &#xe9;coul&#xe9; entre la conception du produit et le lancement en bonne et due forme se mesurait en mois, voire en ann&#xe9;es. Mais ce d&#xe9;lai &#xe9;tait acceptable, car la conjoncture laissait escompter une augmentation continue de la demande des consommateurs, et tous les acteurs du march&#xe9; jouaient selon les m&#xea;mes r&#xe8;gles. Ce sch&#xe9;ma illustre parfaitement les vingt-cinq ann&#xe9;es qui ont suivi &amp;lt;?xml:namespace prefix = st1 ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags&quot; /&gt;&lt;st1:PersonName w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;la Seconde Guerre&quot;&gt;la Seconde Guerre&lt;/st1:PersonName&gt; mondiale.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Aujourd&apos;hui, peu de march&#xe9;s (du moins dans le monde industrialis&#xe9;) ob&#xe9;issent encore &#xe0; ce mod&#xe8;le. Les march&#xe9;s en croissance sont souvent turbulents et les pr&#xe9;visions y sont difficiles. Les march&#xe9;s statiques, comme les march&#xe9;s matures de biens de consommation (par exemple les lessives ou les produits de beaut&#xe9; de grande diffusion), peuvent encore pr&#xe9;senter des cr&#xe9;neaux porteurs, mais ils sont g&#xe9;n&#xe9;ralement le champ de bataille de quelques concurrents dominants.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Cette &#xe9;volution a contraint les grandes entreprises &#xe0; repenser leurs politiques d&apos;innovation et de lancement de produits. Une longue p&#xe9;riode de commercialisation, o&#xf9; l&apos;innovation passe de la recherche au d&#xe9;veloppement, puis au marketing, comme un t&#xe9;moin dans une course de relais, est trop lente. Dans de nombreux march&#xe9;s, on risque de rater l&apos;&#xe9;troite fen&#xea;tre d&apos;opportunit&#xe9;. D&apos;un autre c&#xf4;t&#xe9;, essayer de r&#xe9;duire au minimum le d&#xe9;lai de mise sur le march&#xe9; pr&#xe9;sente des dangers, comme l&apos;ont r&#xe9;cemment montr&#xe9; les m&#xe9;saventures d&apos;Unilever avec Omo Power (Persil au Royaume-Uni). &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ensuite, le d&#xe9;ploiement d&apos;une gigantesque puissance de feu n&apos;est pas non plus une garantie de succ&#xe8;s. Le PC Jr d&apos;IBM ou le Disk Camera de Kodak ne sont que deux exemples d&apos;&#xe9;chec de nouveaux produits, pourtant lanc&#xe9;s &#xe0; coups de millions de dollars.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Cha&#xee;ne de valeur&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En p&#xe9;riode de conjoncture turbulente, les risques du march&#xe9; sont &#xe9;troitement li&#xe9;s &#xe0; la dynamique de l&apos;approvisionnement, ou cha&#xee;ne de valeur. Dans tous les secteurs, on retrouve une s&#xe9;quence de transactions intervenant entre les producteurs des mati&#xe8;res premi&#xe8;res et les consommateurs. Cette cha&#xee;ne peut &#xea;tre complexe, comme dans la plupart des activit&#xe9;s industrielles, ou tr&#xe8;s simple, comme c&apos;est g&#xe9;n&#xe9;ralement le cas dans les services.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Pour r&#xe9;ussir, la nouvelle entreprise doit cr&#xe9;er une valeur pour laquelle le consommateur est pr&#xea;t &#xe0; payer. A chaque maillon de la cha&#xee;ne, on ajoute de la valeur, et la rentabilit&#xe9; et le pouvoir relatif exerc&#xe9;s dans la cha&#xee;ne varient selon les participants. La d&#xe9;cision d&apos;entr&#xe9;e sur un march&#xe9; est &#xe9;troitement li&#xe9;e &#xe0; la position occup&#xe9;e au sein de la cha&#xee;ne de valeur par la nouvelle entreprise.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Sur des march&#xe9;s dynamiques, l&apos;opportunit&#xe9; r&#xe9;sulte soit de changements dans la cha&#xee;ne de valeur, soit de la capacit&#xe9; &#xe0; cr&#xe9;er des changements dans cette cha&#xee;ne. Prenons deux exemples : tout d&apos;abord dans le secteur de l&apos;alimentation.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il y a trente ans, pour cr&#xe9;er et faire vivre une marque alimentaire nationale, il fallait pouvoir satisfaire &#xe0; un certain nombre de crit&#xe8;res. Le fabricant devait pouvoir approvisionner des milliers de petits distributeurs, donc s&apos;occuper d&apos;une facturation complexe et g&#xe9;rer de nombreux comptes. Il devait aussi lancer et soutenir des campagnes de publicit&#xe9; nationales, renforc&#xe9;es par des promotions sur les lieux de vente ou par des distributions locales de coupons de r&#xe9;duction.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Pour plus d&apos;efficacit&#xe9;, les grandes entreprises ont alors cherch&#xe9; &#xe0; int&#xe9;grer leurs activit&#xe9;s tout au long de la cha&#xee;ne d&apos;approvisionnement. Elles ont sign&#xe9; des contrats &#xe0; long terme avec leurs fournisseurs, g&#xe9;r&#xe9; des flottes de camions et de camionnettes de livraison et administr&#xe9; un r&#xe9;seau national d&apos;entrep&#xf4;ts r&#xe9;gionaux et locaux.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les entreprises de moindre envergure ont fait appel &#xe0; des interm&#xe9;diaires, comme des grossistes ou des courtiers, qui pouvaient de leur c&#xf4;t&#xe9; b&#xe9;n&#xe9;ficier d&apos;&#xe9;conomies d&apos;&#xe9;chelle en cumulant des cat&#xe9;gories de produits et en vendant au d&#xe9;tail le plus en aval possible de la cha&#xee;ne de distribution. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Maintenant, passons aux ann&#xe9;es 90. Aujourd&apos;hui, un petit fabricant agroalimentaire peut b&#xe9;n&#xe9;ficier d&apos;une p&#xe9;n&#xe9;tration nationale en signant un contrat avec un grand distributeur national. Les livraisons sont sous-trait&#xe9;es et ne repr&#xe9;sentent souvent qu&apos;une ou deux grosses livraisons par semaine &#xe0; l&apos;entrep&#xf4;t central du distributeur. Plus besoin de se lancer dans des campagnes de publicit&#xe9; faramineuses puisque le distributeur vend maintenant l&apos;aliment sous sa marque (voir figures 1 et 2 illustrant la modification des cha&#xee;nes d&apos;approvisionnement-cha&#xee;nes de valeur).&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Cette transformation r&#xe9;sulte de l&apos;&#xe9;volution du rapport de forces entre fabricants et distributeurs qui est intervenue au fur et &#xe0; mesure de la concentration du pouvoir aux mains de quelques-uns dans l&apos;agroalimentaire. A l&apos;heure actuelle, m&#xea;me les fabricants ayant une marque connue et &#xe9;tablie se sentent menac&#xe9;s et soulignent que le consommateur risque d&apos;&#xea;tre perdant, car son choix sera plus limit&#xe9;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Mais, en contrepartie, des centaines de nouveaux fournisseurs ont maintenant l&apos;opportunit&#xe9; de se lancer, du fait de la transformation de la cha&#xee;ne de valeur. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le second exemple illustre comment de nouvelles activit&#xe9;s entreprenantes g&#xe9;n&#xe8;rent des opportunit&#xe9;s sur le march&#xe9; en utilisant le potentiel cr&#xe9;&#xe9; par l&apos;&#xe9;volution des comportements sociaux.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La vente par correspondance est n&#xe9;e au XIXe si&#xe8;cle. Au Royaume-Uni, elle servait principalement aux plus d&#xe9;munis, qui pouvaient profiter de cr&#xe9;dits peu on&#xe9;reux pour acheter des v&#xea;tements. Jusqu&apos;&#xe0; la fin des ann&#xe9;es 80, les d&#xe9;penses de vente par correspondance des groupes socio-&#xe9;conomiques ais&#xe9;s, dits ABC1, &#xe9;taient tr&#xe8;s minimes. Puis les choses ont chang&#xe9;. Les classes moyennes ont commenc&#xe9; &#xe0; se faire &#xe0; l&apos;id&#xe9;e d&apos;acheter sur catalogue. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;De grandes soci&#xe9;t&#xe9;s am&#xe9;ricaines, comme Lands End ou LL Bean, se sont lanc&#xe9;es sur le march&#xe9; britannique. Les sp&#xe9;cialistes traditionnels de la vente par correspondance sont mont&#xe9;s d&apos;un cran dans la gamme, et de nouvelles entreprises, comme Cotton Traders, Racing Green ou Boden, se sont rapidement appropri&#xe9; certains cr&#xe9;neaux bien d&#xe9;limit&#xe9;s. Cette modification des comportements sociaux a abaiss&#xe9; les barri&#xe8;res &#xe0; l&apos;entr&#xe9;e. Il &#xe9;tait d&#xe9;sormais possible de d&#xe9;marrer dans la distribution sans avoir &#xe0; investir lourdement dans une boutique ayant pignon sur rue.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les entreprises de VPC ont &#xe9;t&#xe9; aid&#xe9;es par le d&#xe9;veloppement des bases de donn&#xe9;es informatis&#xe9;es peu co&#xfb;teuses et par l&apos;adoption rapide des cartes de cr&#xe9;dit. A la fin des ann&#xe9;es 90, un nombre croissant de nouvelles entreprises se lanceront dans le marketing direct, ou dans l&apos;achat depuis le domicile, par le biais de l&apos;&#xe9;quivalent &#xe9;lectronique du catalogue imprim&#xe9; qu&apos;est le site Web sur l&apos;Internet.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Partage des risques&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La cha&#xee;ne de valeur et la gestion des risques peuvent &#xea;tre habilement combin&#xe9;es dans une matrice permettant d&apos;&#xe9;tudier les strat&#xe9;gies d&apos;entr&#xe9;e sur le march&#xe9;. Etant donn&#xe9; que chaque nouvelle entreprise occupe une position donn&#xe9;e dans la cha&#xee;ne de valeur, un choix s&apos;impose pour d&#xe9;terminer tout d&apos;abord dans quelle mesure elle accepte le risque commercial et comment ce risque est partag&#xe9; avec les autres acteurs de la cha&#xee;ne.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le risque est tr&#xe8;s diff&#xe9;remment partag&#xe9; selon les secteurs et les entreprises. A un extr&#xea;me, on trouve des entreprises comme les laboratoires de biotechnologie dont les d&#xe9;couvertes font g&#xe9;n&#xe9;ralement l&apos;objet de licences que l&apos;industrie pharmaceutique exploite ensuite sous la forme de nouveaux m&#xe9;dicaments. Comme le ferait un auteur, ce type d&apos;entreprise vit des droits g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9;s par la vente de sa propri&#xe9;t&#xe9; intellectuelle, alors que le risque d&apos;amener la d&#xe9;couverte sur le march&#xe9; est principalement support&#xe9; par l&apos;acheteur de la licence.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;A un autre extr&#xea;me, on trouve les entreprises qui vendent directement au march&#xe9; et qui se positionnent au bout de la cha&#xee;ne de valeur, comme les soci&#xe9;t&#xe9;s de VPC. Entre les deux se situent toutes les configurations de partage du risque : agences, grossistes, franchises, etc.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L&apos;acc&#xe8;s au march&#xe9;, quant &#xe0; lui, recouvre &#xe9;galement une gamme tr&#xe8;s &#xe9;tendue, allant d&apos;une relation imm&#xe9;diate avec le client final tel qu&apos;on la conna&#xee;t dans les entreprises de vente directe &#xe0; la distance s&#xe9;parant le biotechnologiste de l&apos;acheteur du m&#xe9;dicament.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Comme le montre la figure 3, la facilit&#xe9; d&apos;entr&#xe9;e sur le march&#xe9; est g&#xe9;n&#xe9;ralement inversement proportionnelle au degr&#xe9; de partage du risque. Remarquez que nous ne parlons pas ici de risque absolu : s&apos;il est essentiel, pour saisir l&apos;occasion lorsqu&apos;elle se pr&#xe9;sente, de pouvoir r&#xe9;agir rapidement aux demandes des clients - comme dans le secteur de la mode -, prendre enti&#xe8;rement &#xe0; sa charge le risque commercial peut finalement se r&#xe9;v&#xe9;ler moins dangereux que de s&apos;en d&#xe9;charger sur un interm&#xe9;diaire dont le contact avec la client&#xe8;le est filtr&#xe9;. A l&apos;inverse, s&apos;il n&apos;y a aucun int&#xe9;r&#xea;t dans la structure du march&#xe9; &#xe0; &#xe9;tablir une relation de proximit&#xe9; avec l&apos;acheteur final, la vente directe risque de ne pr&#xe9;senter aucun avantage.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;De m&#xea;me, nous d&#xe9;crivons ici des strat&#xe9;gies d&apos;entr&#xe9;e et non pas la d&#xe9;marche adopt&#xe9;e par une entreprise sur le long terme. Il est difficile d&apos;envisager comment une entreprise peut utiliser directement le fonctionnement en franchise (dans le cas de l&apos;impression imm&#xe9;diate de documents, par exemple) d&#xe8;s l&apos;entr&#xe9;e sur un march&#xe9;, &#xe9;tant donn&#xe9; que ce concept doit &#xea;tre test&#xe9; et mis en route avant qu&apos;il ne puisse &#xea;tre &#xab; r&#xe9;pliqu&#xe9; &#xbb;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Prototypage et flexibilit&#xe9;&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La s&#xe9;lection du sch&#xe9;ma appropri&#xe9; de partage du risque est une d&#xe9;cision strat&#xe9;gique. Le risque commercial peut aussi &#xea;tre g&#xe9;r&#xe9; de mani&#xe8;re op&#xe9;rationnelle, en &#xe9;tudiant la fa&#xe7;on dont la nouvelle entreprise compte s&apos;attaquer au march&#xe9;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les cr&#xe9;ations d&apos;entreprises doivent absolument se concentrer sur un aspect essentiel de l&apos;innovation, &#xe0; savoir le prototypage. Ce terme nous vient des bureaux d&apos;&#xe9;tudes, mais il peut s&apos;appliquer &#xe0; toutes les cr&#xe9;ations. Une affaire de restauration peut &#xea;tre prototyp&#xe9;e sous un format que ses dirigeants, au moins, reconnaissent comme &#xe9;tant provisoire et qui pourra par la suite &#xea;tre modifi&#xe9; selon les r&#xe9;actions du march&#xe9;. Il en va de m&#xea;me des services.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ce concept est extr&#xea;mement utile, car :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Le prototypage est un moyen de ma&#xee;triser les risques, en limitant l&apos;engagement de ressources, ce qui est essentiel sur des march&#xe9;s tr&#xe8;s incertains, comme les secteurs &#xe0; haute technologie, o&#xf9; la demande des clients et le potentiel du march&#xe9; peuvent difficilement &#xea;tre connus, voire estim&#xe9;s, avant la p&#xe9;n&#xe9;tration.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Le prototypage permet &#xe0; la nouvelle entreprise de tester la robustesse de son concept de produit ou de service, souvent en donnant &#xe0; des clients cibl&#xe9;s acc&#xe8;s au produit avant son lancement. L&apos;industrie du logiciel a couramment recours &#xe0; cette pratique ; tout nouveau logiciel est syst&#xe9;matiquement test&#xe9; par des clients tri&#xe9;s sur le volet (qui b&#xe9;n&#xe9;ficient ainsi d&apos;un acc&#xe8;s privil&#xe9;gi&#xe9;), avant le lancement en tant que tel.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L&apos;un des plus grands clubs de remise en forme du Royaume-Uni a adopt&#xe9; cette d&#xe9;marche. Alors que le club &#xe9;tait encore en construction, les r&#xe9;sidents de la ville ont &#xe9;t&#xe9; invit&#xe9;s &#xe0; visiter le site. On leur a montr&#xe9; les plans du club et on leur a demand&#xe9; de faire des remarques. Plusieurs de leurs suggestions ont &#xe9;t&#xe9; int&#xe9;gr&#xe9;es &#xe0; la r&#xe9;alisation finale. Le club a ainsi aussi pu collecter une base de donn&#xe9;es tr&#xe8;s utile sur ses clients potentiels.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Le prototypage stimule la flexibilit&#xe9; et l&apos;aptitude &#xe0; r&#xe9;agir aux demandes des clients. Certaines nouvelles entreprises se lancent avec l&apos;avantage d&apos;un carnet de commandes bien fourni. Cette premi&#xe8;re vague de clients composera sans doute la client&#xe8;le de base, &#xe0; moyen et &#xe0; long terme. Son produit ou service initial constituera aussi son m&#xe9;tier principal. Mais il se peut &#xe9;galement que ces deux conditions ne s&apos;appliquent pas et que, tr&#xe8;s rapidement, l&apos;entreprise cherche &#xe0; attirer de nouveaux clients et &#xe0; d&#xe9;velopper de nouveaux produits si elle veut cro&#xee;tre et prosp&#xe9;rer.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Souvent, dans les nouvelles entreprises, les m&#xe9;thodes d&apos;&#xe9;tudes de march&#xe9; classiques ne conviennent pas. Les co&#xfb;ts demand&#xe9;s par les professionnels des &#xe9;tudes de ce type sont parfois r&#xe9;dhibitoires. Mais l&apos;obstacle principal r&#xe9;side surtout dans le concept m&#xea;me du produit-service. Si la demande est latente (ou du moins cens&#xe9;e l&apos;&#xea;tre), la seule fa&#xe7;on de prouver qu&apos;elle existe bel et bien est de tester le march&#xe9; en proposant une version pr&#xe9;liminaire du concept, tout en &#xe9;tant conscient que celui-ci pourrait bien &#xe9;voluer apr&#xe8;s un premier contact avec les utilisateurs.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Commercialisation&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La commercialisation progressive va de pair avec le prototypage. Les modes d&apos;innovation traditionnels sont fond&#xe9;s sur une s&#xe9;paration nette entre d&#xe9;veloppement et lancement. A un point de d&#xe9;veloppement donn&#xe9;, le processus sera arr&#xea;t&#xe9; une fois pour toutes, et le produit fini sera lanc&#xe9; sur le march&#xe9;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Tr&#xe8;s clairement, dans les entreprises industrielles (&#xe0; moins qu&apos;elles ne fabriquent que des produits sur mesure), il faut, &#xe0; un moment donn&#xe9;, lancer la fabrication en s&#xe9;rie des produits selon des sp&#xe9;cifications bien arr&#xea;t&#xe9;es. N&#xe9;anmoins, m&#xea;me le d&#xe9;veloppement traditionnel de nouveaux produits comprend un &#xe9;l&#xe9;ment de commercialisation progressive, sous la forme d&apos;essais pilotes. Cette proc&#xe9;dure permet aux entreprises de modifier leurs produits, soit dans leur forme physique, soit dans leur mode de commercialisation, avant le lancement proprement dit.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En revanche, dans le cas des cr&#xe9;ations d&apos;entreprises, il est souvent pr&#xe9;judiciable d&apos;essayer de faire du d&#xe9;veloppement et du lancement deux proc&#xe9;dures bien distinctes. Tout d&apos;abord, comme c&apos;est le cas pour toutes nos &#xe9;conomies, la plupart des start-up porteront sur des services au moins autant que sur des produits.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Or la doctrine de marketing &#xe9;nonce que, pour vendre un service, il faut l&apos;assimiler, dans la mesure du possible, &#xe0; un produit. Mais la force des entreprises de services est qu&apos;elles peuvent &#xea;tre rapidement modifi&#xe9;es pour r&#xe9;pondre aux demandes du march&#xe9;. Une fois pr&#xea;tes &#xe0; entrer sur un march&#xe9;, les start-up doivent savoir exploiter cet avantage inh&#xe9;rent et &#xe9;viter de se doter de rigidit&#xe9;s inutiles, avant m&#xea;me d&apos;obtenir le moindre retour d&apos;information de leurs clients. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;DAVID MOLIAN enseigne le marketing et l&apos;entrepreneurship &#xe0; l&apos;Imperial College Management School, &#xe0; Londres. Ses recherches portent sur le marketing g&#xe9;n&#xe9;ral, le marketing appliqu&#xe9; aux start-up et le marketing de l&apos;innovation. Il est associ&#xe9; &#xe0; Euro Group Consulting, un cabinet de conseil sp&#xe9;cialis&#xe9; dans la restructuration d&apos;entreprises dans le cadre du march&#xe9; unique.&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Feb 2005 19:17:00 GMT</pubDate></item><item><title>Attirer la mise des investisseurs</title><dc:creator>Gpxl</dc:creator><link>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340815.html</link><comments>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340815.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://simulashow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/340815/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340815.html</guid><description>&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial&quot;&gt;Avant de parier sur le projet pr&#xe9;sent&#xe9; par un entrepreneur, les investisseurs recueillent le maximum d&apos;informations possible et passent le business plan au crible. La qu&#xea;te de fonds est &#xe0; bien pr&#xe9;parer. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;PETER KELLY&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Quels que soient le cheval (le produit), la course (le march&#xe9;), ou la cote (les crit&#xe8;res financiers), c&apos;est la qualit&#xe9; du jockey (l&apos;entrepreneur) qui sera l&apos;&#xe9;l&#xe9;ment d&#xe9;terminant dans la d&#xe9;cision de parier des soci&#xe9;t&#xe9;s de capital-risque &#xbb; (professeur Ian MacMillan, Wharton).&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Tout &#xab; parieur &#xbb; av&#xe9;r&#xe9; vous dira que deux facteurs sont incontournables lorsqu&apos;on essaye de pr&#xe9;supposer du r&#xe9;sultat d&apos;une course. Premi&#xe8;rement, aucun pronostic n&apos;&#xe9;quivaut &#xe0; une certitude et, deuxi&#xe8;mement, &#xab; le choix gagnant &#xbb; comporte forc&#xe9;ment une part de chance.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Cela &#xe9;tant, avant de parier, les joueurs confirm&#xe9;s recueillent autant d&apos;informations que possible sur la condition du cheval, le terrain et le jockey, avec l&apos;espoir que cela augmentera leurs chances de succ&#xe8;s.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L&apos;analogie des courses de chevaux vaut aussi pour le monde du capital-risque. Tout &#xab; investisseur &#xbb; exp&#xe9;riment&#xe9; vous expliquera que deux facteurs influent &#xe9;galement sur le choix des soci&#xe9;t&#xe9;s &#xe0; soutenir.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Tout d&apos;abord, seule certitude, les projections sur lesquelles se fonde une d&#xe9;cision d&apos;investissement sont &#xab; erron&#xe9;es &#xbb;. Les investisseurs, tout comme les entrepreneurs, esp&#xe8;rent que la performance de l&apos;entreprise exc&#xe9;dera celle des pr&#xe9;visions. Toutefois, la loi de Murphy se confirme souvent dans les faits, et, quels que soient les probl&#xe8;mes rencontr&#xe9;s, le projet prend in&#xe9;vitablement plus longtemps que pr&#xe9;vu &#xe0; se d&#xe9;velopper.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ensuite, le choix du moment et la chance peuvent influencer - c&apos;est d&apos;ailleurs souvent le cas - le niveau de rendement obtenu par les investisseurs.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les soci&#xe9;t&#xe9;s de capital-risque font des &#xab; paris &#xe9;clair&#xe9;s &#xbb; sur la base d&apos;informations pr&#xe9;sent&#xe9;es dans le business plan qui expose le type d&apos;opportunit&#xe9;, la strat&#xe9;gie d&#xe9;velopp&#xe9;e pour l&apos;exploiter de fa&#xe7;on rentable et durable ainsi qu&apos;un descriptif de l&apos;&#xe9;quipe dirigeante.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Avant de s&apos;engager, les investisseurs chercheront des informations compl&#xe9;mentaires afin d&apos;&#xea;tre certains que :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- tous les &#xe9;l&#xe9;ments du plan &#xab; se tiennent &#xbb; ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- les risques pertinents ont &#xe9;t&#xe9; identifi&#xe9;s et comptabilis&#xe9;s lorsque c&apos;est possible ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- les perspectives de retour offertes compensent convenablement les risques pris, aussi bien par les investisseurs que par le cr&#xe9;ateur d&apos;entreprise ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- et, &#xe9;l&#xe9;ment d&#xe9;terminant, l&apos;&#xe9;quipe dirigeante a les comp&#xe9;tences, la motivation et l&apos;ambition de r&#xe9;ussir, notamment face aux &#xe9;cueils in&#xe9;vitables associ&#xe9;s &#xe0; la cr&#xe9;ation et &#xe0; la gestion d&apos;entreprise.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les investisseurs partent de l&apos;hypoth&#xe8;se qu&apos;en recueillant des informations suppl&#xe9;mentaires ils seront plus &#xe0; m&#xea;me d&apos;identifier les &#xab; gagnants &#xbb;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Un entrepreneur qui cherche des capitaux ext&#xe9;rieurs aupr&#xe8;s de soci&#xe9;t&#xe9;s de capital-risque ou de particuliers (appel&#xe9;s aussi &#xab; business angels &#xbb;) doit comprendre les crit&#xe8;res utilis&#xe9;s par les investisseurs pour &#xe9;valuer les cr&#xe9;neaux d&apos;investissement potentiels.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les investisseurs ressemblent sur bien des points aux chercheurs d&apos;or de l&apos;&#xe9;poque de la ru&#xe9;e vers l&apos;or. Ceux-ci passaient un temps et une &#xe9;nergie consid&#xe9;rables &#xe0; tamiser le limon et les graviers des rivi&#xe8;res &#xe0; la recherche de p&#xe9;pites. De m&#xea;me, les investisseurs passent au crible un grand nombre d&apos;opportunit&#xe9;s potentielles afin d&apos;identifier celles qui m&#xe9;ritent une &#xe9;tude plus approfondie.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La plupart des projets, en g&#xe9;n&#xe9;ral 80 % ou davantage, sont refus&#xe9;s apr&#xe8;s un examen rapide du business plan. M&#xea;me lorsqu&apos;un investisseur d&#xe9;cide d&apos;&#xe9;tudier une proposition dans le d&#xe9;tail, cela ne veut pas dire qu&apos;elle sera accept&#xe9;e, car un nombre infime de projets est financ&#xe9;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Comment les investisseurs choisissent-ils les op&#xe9;rations qu&apos;ils financent ? Les soci&#xe9;t&#xe9;s de capital-risque et les investisseurs priv&#xe9;s ont tendance &#xe0; utiliser des m&#xe9;canismes de prise de d&#xe9;cision semblables. Toutefois, les deux march&#xe9;s fonctionnent de fa&#xe7;on sensiblement distincte et il est donc utile de d&#xe9;crire chacune de leurs approches. (Le march&#xe9; des investissements priv&#xe9;s sera d&#xe9;crit en d&#xe9;tail dans le cahier 3.)&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;La perspective capital-risque&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En g&#xe9;n&#xe9;ral, les soci&#xe9;t&#xe9;s de capital-risque &#xe9;valuent les propositions sur la base d&apos;un certain nombre de crit&#xe8;res g&#xe9;n&#xe9;riques, dont :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- la somme minimale qu&apos;elles sont pr&#xea;tes &#xe0; investir (d&apos;habitude plus de 1 million de livres au Royaume-Uni) ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- les secteurs qu&apos;elles sont pr&#xea;tes &#xe0; soutenir ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- le stade de d&#xe9;veloppement de l&apos;op&#xe9;ration (conception, start-up, expansion) ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- les zones g&#xe9;ographiques vis&#xe9;es pour les activit&#xe9;s de l&apos;entreprise. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il est important que ceux qui cherchent des capitaux identifient la &#xab; bonne &#xbb; soci&#xe9;t&#xe9; de capital-risque, en s&apos;assurant, autant que faire se peut, que leurs propositions correspondent au profil de l&apos;investisseur. Dans de nombreux pays, les associations de soci&#xe9;t&#xe9;s de capital-risque publient des annuaires qui fournissent des contacts et des informations sp&#xe9;cifiques sur les financements.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;On constate un changement de tendance dans le secteur du capital-risque : d&#xe9;sormais, il semble moins s&apos;int&#xe9;resser aux petits investissements (moins de &amp;lt;?xml:namespace prefix = st1 ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags&quot; /&gt;&lt;st1:metricconverter w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;500.000 livres&quot;&gt;500.000 livres&lt;/st1:metricconverter&gt;) dans les op&#xe9;rations &#xe0; un stade pr&#xe9;coce de d&#xe9;veloppement qu&apos;au financement de transactions plus importantes de management buy-in (ou MBI, acquisition de l&apos;entreprise par une &#xe9;quipe de direction ext&#xe9;rieure) et de management buy-out (ou MBO, rachat de l&apos;entreprise par le management en place) concernant des entreprises confirm&#xe9;es. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Cela &#xe9;tant, une poign&#xe9;e de soci&#xe9;t&#xe9;s se consacrent exclusivement &#xe0; de petits projets de d&#xe9;marrage, et d&apos;autres acteurs principaux sur le march&#xe9;, comme 3i au Royaume-Uni, continuent &#xe0; investir dans de telles op&#xe9;rations.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il n&apos;est donc pas impossible pour les entrepreneurs &#xe0; la recherche d&apos;injections modestes de capitaux pour financer leur d&#xe9;veloppement pr&#xe9;coce d&apos;obtenir des fonds aupr&#xe8;s de soci&#xe9;t&#xe9;s de capital-risque, mais leur chance d&apos;y parvenir est extr&#xea;mement faible.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;M&#xea;me si votre projet r&#xe9;pond aux crit&#xe8;res g&#xe9;n&#xe9;raux de premi&#xe8;re s&#xe9;lection, il revient n&#xe9;anmoins aux soci&#xe9;t&#xe9;s de capital-risque la t&#xe2;che difficile de s&#xe9;parer &#xab; le bon grain de l&apos;ivraie &#xbb;. A ce stade, elles vont rapidement passer en revue le business plan en examinant plus particuli&#xe8;rement certains aspects, &#xe0; savoir :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- le type d&apos;opportunit&#xe9; ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- la taille potentielle du march&#xe9; ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- la strat&#xe9;gie propos&#xe9;e pour l&apos;exploiter.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Si l&apos;investisseur estime qu&apos;il n&apos;y a pas v&#xe9;ritablement de cr&#xe9;neau porteur, que les projections de croissance commerciale ne sont pas r&#xe9;alistes et/ou qu&apos;il n&apos;existe pas de base sur laquelle &#xe9;tablir une position concurrentielle rentable et durable, le projet sera probablement refus&#xe9;. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En un mot, les investisseurs s&apos;int&#xe9;ressent aux quelques plans qui correspondent &#xe0; leurs crit&#xe8;res d&apos;investissement, qui sont bien pens&#xe9;s et qui offrent des perspectives de retour sur investissement annuel compos&#xe9; allant de 30 % pour les MBO &#xe0; 50 % ou plus pour les investissements de lancement.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Dans la minorit&#xe9; des cas o&#xf9; une enqu&#xea;te compl&#xe9;mentaire est requise, les soci&#xe9;t&#xe9;s de capital-risque passeront beaucoup de temps &#xe0; consulter des sources d&apos;information internes et externes sur certains aspects clefs du plan. Elles interrogeront des clients potentiels, des fournisseurs, des juristes sp&#xe9;cialis&#xe9;s dans les brevets, des experts en technologie, etc. Les soci&#xe9;t&#xe9;s testeront &#xe9;galement la viabilit&#xe9; financi&#xe8;re du plan.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Au cours de cette phase, le &#xab; facteur capacit&#xe9; de management &#xbb; rev&#xea;t une importance accrue. Des repr&#xe9;sentants de la soci&#xe9;t&#xe9; rencontrent l&apos;&#xe9;quipe dirigeante &#xe0; intervalles r&#xe9;guliers. Outre la possibilit&#xe9; de poser des questions sur des &#xe9;l&#xe9;ments particuliers du plan, ces contacts r&#xe9;guliers permettent aux investisseurs d&apos;avoir une compr&#xe9;hension plus fine des vraies comp&#xe9;tences de l&apos;&#xe9;quipe, de la capacit&#xe9; des collaborateurs &#xe0; travailler en &#xe9;quipe et de leur degr&#xe9; d&apos;engagement. Tester la r&#xe9;activit&#xe9; du management face aux in&#xe9;vitables retards et d&#xe9;fis inh&#xe9;rents &#xe0; la cr&#xe9;ation d&apos;une entreprise est un facteur d&#xe9;cisif dans la d&#xe9;cision finale de financement. Les informations suppl&#xe9;mentaires obtenues permettent de proc&#xe9;der &#xe0; une s&#xe9;lection encore plus stricte des propositions, et, au terme du processus, une soci&#xe9;t&#xe9; de capital-risque &#xab; typique &#xbb; n&apos;investira que dans deux ou trois projets sur cent re&#xe7;us.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Les investisseurs priv&#xe9;s&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les investisseurs priv&#xe9;s utilisent la m&#xea;me d&#xe9;marche pour d&#xe9;cider des projets &#xe0; soutenir. Toutefois, &#xe0; la diff&#xe9;rence des soci&#xe9;t&#xe9;s de capital-risque, qui ont pignon sur rue, les particuliers pr&#xe9;f&#xe8;rent garder un certain degr&#xe9; d&apos;anonymat, aussi bien pour ma&#xee;triser leur volume d&apos;affaires que pour prot&#xe9;ger des informations personnelles sensibles li&#xe9;es &#xe0; leurs activit&#xe9;s d&apos;investissement. Pour les entreprises cherchant des capitaux priv&#xe9;s, trouver le &#xab; bon &#xbb; investisseur rel&#xe8;ve forc&#xe9;ment du hasard.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;D&apos;apr&#xe8;s nos discussions avec des investisseurs priv&#xe9;s, les opportunit&#xe9;s potentielles sont s&#xe9;lectionn&#xe9;es selon leur taille, le lieu d&apos;implantation et les besoins de l&apos;op&#xe9;ration. En g&#xe9;n&#xe9;ral, ils investissent :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- des sommes moins importantes que les soci&#xe9;t&#xe9;s de capital-risque (habituellement entre &lt;st1:metricconverter w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;5.000 livres&quot;&gt;5.000 livres&lt;/st1:metricconverter&gt; et &lt;st1:metricconverter w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;500.000 livres&quot;&gt;500.000 livres&lt;/st1:metricconverter&gt; au Royaume-Uni) ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- dans des op&#xe9;rations implant&#xe9;es non loin de leur base d&apos;activit&#xe9;s ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- et souvent dans des secteurs o&#xf9; l&apos;entreprise peut b&#xe9;n&#xe9;ficier directement de l&apos;expertise de l&apos;investisseur.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La plupart des investisseurs priv&#xe9;s ont une exp&#xe9;rience de dirigeant dans le domaine de la nouvelle entreprise et sont pr&#xea;ts &#xe0; soutenir des propositions prometteuses dans des secteurs vari&#xe9;s, notamment s&apos;ils choisissent d&apos;investir au sein d&apos;un consortium d&apos;investisseurs.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les entrepreneurs &#xe0; la recherche de capitaux priv&#xe9;s doivent savoir pr&#xe9;cis&#xe9;ment ce qu&apos;ils attendent de leur investisseur et doivent de pr&#xe9;f&#xe9;rence d&#xe9;marcher dans leur voisinage.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Au fur et &#xe0; mesure du d&#xe9;roulement des tractations, la qualit&#xe9; de l&apos;entrepreneur-&#xe9;quipe dirigeante joue un r&#xf4;le croissant. Etant donn&#xe9; que la mise sur pied du projet se fait en &#xe9;troite collaboration, une bonne entente entre l&apos;investisseur et le management est primordial. Pour citer un investisseur : &#xab; Qu&apos;importe la valeur du cr&#xe9;neau, si je ne m&apos;entends pas avec les personnes, l&apos;affaire ne se fait pas ! &#xbb;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Feb 2005 19:16:00 GMT</pubDate></item><item><title>Mettre toutes les chances de son c&#xf4;t&#xe9;</title><dc:creator>Gpxl</dc:creator><link>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340811.html</link><comments>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340811.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://simulashow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/340811/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340811.html</guid><description>&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial&quot;&gt;Toute id&#xe9;e ne vaut pas la peine d&apos;&#xea;tre commercialis&#xe9;e. Avant de se lancer, il est primordial d&apos;&#xe9;valuer ses propres forces et le potentiel du cr&#xe9;neau rep&#xe9;r&#xe9;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Dans le monde des affaires, de nouvelles opportunit&#xe9;s se pr&#xe9;sentent tous les jours. Il suffit de se promener dans une rue commer&#xe7;ante pour constater l&apos;ouverture de nouveaux magasins, de parcourir un supermarch&#xe9; pour tester de nouveaux produits, d&apos;acheter un magazine informatique pour trouver le dernier logiciel sorti et de consulter son quotidien local pour trouver &#xe0; peu pr&#xe8;s tous les services dont on a besoin. Vous vous direz m&#xea;me parfois que vous avez eu cette id&#xe9;e en premier, mais que, faute de temps ou de volont&#xe9;, vous ne l&apos;avez pas exploit&#xe9;e. Apr&#xe8;s tout, qu&apos;y a-t-il de si original dans l&apos;id&#xe9;e d&apos;une cha&#xee;ne de restauration rapide, d&apos;un nouveau label de disques, d&apos;une nouvelle maison d&apos;&#xe9;dition sp&#xe9;cialis&#xe9;e, d&apos;une soci&#xe9;t&#xe9; d&apos;expertise comptable offrant des services personnalis&#xe9;s aux petites entreprises, ou d&apos;un ordinateur encore plus petit que ceux actuellement sur le march&#xe9; ? Cela para&#xee;t facile.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Pourtant, il suffit de voir le rythme auquel ces m&#xea;mes magasins ferment, le nombre d&apos;inventions qui ne se vendent pas, ou la dur&#xe9;e de vie des nouveaux produits ou services pour comprendre que trop souvent les gens se trompent, au prix d&apos;efforts financiers et personnels consid&#xe9;rables. Quelle est la raison de ces &#xe9;checs ? Plusieurs facteurs sont en cause.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Dans une &#xe9;tude r&#xe9;cente, on a demand&#xe9; &#xe0; 486 banquiers et auditeurs quelles &#xe9;taient, selon eux, les causes des &#xe9;checs de leurs clients (voir tableau 1). Les personnes interrog&#xe9;es devaient &#xe9;galement r&#xe9;pondre &#xe0; la question suivante : &#xab; Aurait-on pu &#xe9;viter la faillite ? &#xbb; Les deux tiers ont r&#xe9;pondu par l&apos;affirmative. Selon eux, nombre d&apos;entreprises avaient &#xe9;t&#xe9; lanc&#xe9;es avec un concept commercial mal d&#xe9;velopp&#xe9; et un manque d&apos;organisation. Autrement dit, le cr&#xe9;neau n&apos;avait pas &#xe9;t&#xe9; correctement jaug&#xe9;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L&apos;&#xe9;valuation des opportunit&#xe9;s est un processus continu de collecte d&apos;information, d&apos;ajustement du projet et de reformulation du concept. La plupart des cr&#xe9;ateurs d&apos;entreprise vous diront que l&apos;activit&#xe9; qui a finalement vu le jour n&apos;avait plus grand-chose &#xe0; voir avec leur projet initial.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Le potentiel du march&#xe9;&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le march&#xe9; constitue le point de d&#xe9;part, car, sans clients d&#xe9;sireux d&apos;acheter le produit, le projet n&apos;a pas d&apos;avenir. Malheureusement, explorer un march&#xe9; peut se r&#xe9;v&#xe9;ler compliqu&#xe9;. Comment le d&#xe9;finir ? En existe-t-il plus d&apos;un ? Quelle est sa taille ? Quel est son potentiel de clients ? O&#xf9; se trouvent-ils ? Poss&#xe9;dez-vous une technologie porteuse d&apos;applications multiples ? (Voir tableau 2.)&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Plus important, existe-t-il un r&#xe9;el besoin et a-t-il d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;t&#xe9; reconnu ? A ce stade, vous devriez d&#xe9;j&#xe0; avoir cern&#xe9; les principaux &#xe9;cueils.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il est tr&#xe8;s facile &#xe9;galement de croire que, si vous souhaitez avoir tel produit ou service, les autres sont demandeurs aussi. Vous seriez ainsi ravi qu&apos;on vous livre vos courses &#xe0; 18 h 30 le vendredi soir - et l&apos;Internet vous permet de passer commande. Mais combien de personnes dans votre rue ou votre quartier ont-elles acc&#xe8;s &#xe0; l&apos;Internet, combien d&apos;entre elles pourraient &#xea;tre convaincues de modifier leur comportement d&apos;achat et combien sont-elles pr&#xea;tes &#xe0; payer pour ce service ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le march&#xe9; potentiel peut se r&#xe9;v&#xe9;ler important, mais quel pourcentage de clients pensez-vous pouvoir persuader d&apos;acheter votre produit ? En effet, qui sont vos clients ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Nous achetons tous de la lessive au supermarch&#xe9;, mais nous ne d&#xe9;cidons pas des marques en vente sur les rayons. C&apos;est le r&#xf4;le de l&apos;acheteur du supermarch&#xe9;, qui pr&#xe9;f&#xe8;re peut-&#xea;tre traiter avec de gros fournisseurs proposant une large gamme de produits fiables plut&#xf4;t qu&apos;avec une nouvelle entreprise offrant un produit qui n&apos;a pas encore fait ses preuves.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Autrement dit, il faut r&#xe9;fl&#xe9;chir aux fa&#xe7;ons d&apos;aborder le march&#xe9; et aux barri&#xe8;res &#xe9;ventuelles. Bien &#xe9;videmment, il faut faire attention &#xe0; la concurrence et &#xe0; ses r&#xe9;actions probables &#xe0; votre entr&#xe9;e sur le march&#xe9;. Par exemple, va-t-elle r&#xe9;duire ses prix, augmenter son effort publicitaire ou d&#xe9;velopper un produit similaire pour vous &#xe9;vincer ? &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La r&#xe9;action de vos concurrents d&#xe9;pendra en partie de la menace que vous repr&#xe9;senterez, ce qui est souvent fonction de la taille de votre entreprise et de votre part de march&#xe9;. Plus la concurrence est diversifi&#xe9;e et plus la part de march&#xe9; que vous ciblez est petite, plus grandes seront vos chances de r&#xe9;ussite.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Comment &#xe9;valuer la situation ? Vous n&apos;avez pas besoin d&apos;investir dans de co&#xfb;teuses &#xe9;tudes de march&#xe9; - m&#xea;me si cela appara&#xee;t n&#xe9;cessaire plus tard - et il suffit de vous poser quelques questions de bon sens. En d&apos;autres termes, faites un premier sondage pour voir s&apos;il convient de passer davantage de temps &#xe0; effectuer une &#xe9;tude de march&#xe9; plus approfondie. A ce stade, vous tentez de &#xab; faire la preuve de votre concept &#xbb;. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Si vous cherchez &#xe0; obtenir des fonds, on s&apos;attendra certainement &#xe0; ce que vous soyez &#xe0; m&#xea;me de r&#xe9;pondre &#xe0; ces questions et &#xe0; bien d&apos;autres encore. Les investisseurs doivent &#xea;tre convaincus que vous comprenez les tenants et les aboutissants de votre march&#xe9; et que vous &#xea;tes r&#xe9;aliste quant &#xe0; vos chances de r&#xe9;ussite. Toutefois, au bout du compte, les noms des clients et la valeur des commandes comptent en g&#xe9;n&#xe9;ral davantage pour les investisseurs que les &#xe9;tudes de march&#xe9;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;D&#xe9;montrer l&apos;existence d&apos;un march&#xe9; ne constitue que la premi&#xe8;re &#xe9;tape. Il faut ensuite r&#xe9;fl&#xe9;chir aux fa&#xe7;ons d&apos;exploiter au mieux votre id&#xe9;e, et ce n&apos;est pas forc&#xe9;ment en cr&#xe9;ant votre propre entreprise. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le march&#xe9; est peut-&#xea;tre fortement concentr&#xe9;, domin&#xe9; par deux ou trois grands groupes internationaux qui contr&#xf4;lent &#xe9;galement les canaux de distribution. Il est alors parfois dans votre int&#xe9;r&#xea;t de vendre le brevet, de le conc&#xe9;der en licence, ou encore de devenir partenaire d&apos;un joint-venture.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Par exemple, conseilleriez-vous &#xe0; Pam (tableau 2) de monter une unit&#xe9; de fabrication d&apos;&#xe9;quipement agricole ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En d&apos;autres termes, il faut r&#xe9;pondre &#xe0; deux questions :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;1. - Y a-t-il un march&#xe9; ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;2. - Y a-t-il un cr&#xe9;neau potentiel pour une entreprise ind&#xe9;pendante ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Si vous optez pour la cr&#xe9;ation pure et simple, n&apos;oubliez pas que les concurrents restent rarement inactifs. Au mieux, ils seront lents et/ou inefficaces dans leurs r&#xe9;actions. Vous devez &#xe9;valuer le temps dont vous disposez avant que la r&#xe9;ponse de la concurrence n&apos;ait de v&#xe9;ritable impact sur vos ventes et les mesures que vous pouvez prendre pour vous prot&#xe9;ger.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Se prot&#xe9;ger&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Au cours de l&apos;&#xe9;valuation initiale, il est fondamental que vous contactiez vos fournisseurs, clients et sous-traitants &#xe9;ventuels. &#xab; Et s&apos;ils me volaient mon id&#xe9;e ? &#xbb; constitue une pr&#xe9;occupation permanente. &#xab; Quelles sont les mesures &#xe0; prendre pour me prot&#xe9;ger ? &#xbb;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Vous pouvez soit &#xea;tre le premier sur le march&#xe9; et faire reconna&#xee;tre votre marque, soit demander &#xe0; vos contacts de signer des accords confidentiels. Vous pouvez toutefois envisager trois autres options de type juridique :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Brevets. Ils portent sur l&apos;invention d&apos;un article tangible dot&#xe9; de nouvelles caract&#xe9;ristiques - innovant dans son concept - et d&apos;un potentiel d&apos;application industrielle. Au Royaume-Uni, l&apos;invention doit &#xea;tre tenue secr&#xe8;te jusqu&apos;au d&#xe9;p&#xf4;t de demande de brevet, mais cette exigence varie d&apos;un pays &#xe0; l&apos;autre. L&apos;obtention du brevet donne au propri&#xe9;taire un monopole d&apos;utilisation pour un nombre d&apos;ann&#xe9;es donn&#xe9;. Les brevets sont octroy&#xe9;s pour un pays uniquement.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Mod&#xe8;les d&#xe9;pos&#xe9;s. Ils concernent les innovations dans le domaine du design. Il peut s&apos;agir de forme, configuration ou motif pour un article manufactur&#xe9; particulier, comme une voiture.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Droits d&apos;auteur. Ils interdisent la copie de travaux originaux, m&#xea;me si au cours d&apos;un proc&#xe8;s il faut prouver que la copie a effectivement eu lieu. Les grands esprits se rencontrent parfois !&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Viabilit&#xe9; de l&apos;op&#xe9;ration&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Vous vous &#xea;tes pr&#xe9;occup&#xe9; jusqu&apos;&#xe0; pr&#xe9;sent des opportunit&#xe9;s existantes sur le march&#xe9;. Vous devriez &#xe9;galement r&#xe9;fl&#xe9;chir &#xe0; la viabilit&#xe9; de votre entreprise. Elle sera d&#xe9;termin&#xe9;e par la mani&#xe8;re dont vous envisagez l&apos;organisation de l&apos;op&#xe9;ration, c&apos;est-&#xe0;-dire dans quelle mesure vous sous-traiterez la fabrication du produit ou l&apos;offre de service.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il est &#xe9;vident que les r&#xe9;ponses &#xe0; ces questions d&#xe9;pendront de vos comp&#xe9;tences, de la disponibilit&#xe9; des sous-traitants, du niveau de qualit&#xe9; vis&#xe9; et des financements, mais, &#xe0; terme, c&apos;est votre analyse financi&#xe8;re qui sera l&apos;&#xe9;l&#xe9;ment d&#xe9;terminant. Vous devez pouvoir r&#xe9;pondre &#xe0; deux questions simples :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;1. - Quels sont les co&#xfb;ts probables de l&apos;affaire et pourrez-vous vendre &#xe0; un prix qui g&#xe9;n&#xe9;rera un b&#xe9;n&#xe9;fice acceptable ? R&#xe9;fl&#xe9;chissez aux marges &#xe9;ventuelles : quelle est votre marge de manoeuvre si votre estimation des prix ou des co&#xfb;ts est erron&#xe9;e ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;2. - Votre tr&#xe9;sorerie peut-elle faire face aux &#xe9;ch&#xe9;ances ? Trop d&apos;entreprises font faillite - et cela malgr&#xe9; des marges positives - du fait d&apos;une p&#xe9;nurie de liquidit&#xe9;s et parce qu&apos;on ne les a pas pay&#xe9;es &#xe0; temps.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Malheureusement, il n&apos;y a pas de r&#xe9;ponses toutes faites &#xe0; ces questions. Il convient donc de r&#xe9;fl&#xe9;chir aux &#xe9;cueils possibles : par exemple, les ventes peuvent prendre plus de temps que pr&#xe9;vu &#xe0; d&#xe9;coller ou ne s&apos;&#xe9;lever qu&apos;&#xe0; la moiti&#xe9; des pr&#xe9;visions, les clients mettront peut-&#xea;tre plus longtemps &#xe0; payer, ou les fournisseurs ne tiendront pas leurs engagements en termes de qualit&#xe9; ou de d&#xe9;lais de livraison. Ou encore votre licence de restaurateur n&apos;arrivera qu&apos;apr&#xe8;s les f&#xea;tes de fin d&apos;ann&#xe9;e.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Quel serait l&apos;effet de ces incidents sur la croissance de votre chiffre d&apos;affaires ? En r&#xe9;sum&#xe9;, quels sont les facteurs essentiels de r&#xe9;ussite pour votre entreprise, avec quelle probabilit&#xe9; se r&#xe9;aliseront-ils, quelles sont les mesures pr&#xe9;ventives &#xe0; prendre et quelles sont les situations &#xe0; &#xe9;viter &#xe0; tout prix ? &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En vous posant toutes les questions &#xe9;num&#xe9;r&#xe9;es ci-dessus, vos certitudes seront certainement &#xe9;branl&#xe9;es. Cependant, n&apos;oubliez pas que vous conna&#xee;trez d&#xe9;j&#xe0; beaucoup des r&#xe9;ponses, ou serez conseill&#xe9; par vos contacts dans le milieu des affaires, vos amis et votre famille. Il faut tout simplement que vous examiniez votre id&#xe9;e sous tous les angles, afin de vous convaincre, ainsi que votre entourage, du bien-fond&#xe9; de votre entreprise.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Derni&#xe8;re question : qu&apos;&#xea;tes-vous pr&#xea;t &#xe0; perdre ? Quels seront les co&#xfb;ts de retrait si les choses tournent mal ? Il s&apos;agit l&#xe0; de la question tant redout&#xe9;e du risque. Il existe quatre types de risque :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Financier. Pouvez-vous vous permettre de perdre votre investissement ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* De carri&#xe8;re. Retrouverez-vous votre pr&#xe9;c&#xe9;dent poste ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Familial et social. Quelle sera l&apos;incidence sur votre r&#xe9;putation ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Psychologique. Avez-vous peur d&apos;un &#xe9;chec ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Qu&apos;est-ce qui vous inqui&#xe8;te le plus et pourrait &#xe9;ventuellement vous arr&#xea;ter ? En fait, peu d&apos;entrepreneurs pensent en ces termes. Ils voient uniquement l&apos;aspect positif d&apos;un cr&#xe9;neau et pr&#xe9;voient des mesures d&apos;urgence pour g&#xe9;rer les c&#xf4;t&#xe9;s n&#xe9;gatifs.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Concours L&#xe9;pine, 1938. Avant de se lancer, l&apos;entrepreneur doit explorer le march&#xe9; et contacter ses fournisseurs, clients et sous-traitants potentiels. Avec une pr&#xe9;occupation permanente : prot&#xe9;ger son id&#xe9;e. (C) Roger-Viollet &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;SUE BIRLEY est professeur d&apos;entrepreneurship &#xe0;l&apos;Imperial College Management School, &#xe0; Londres, pr&#xe9;sident de Newchurch &amp;amp; Company et directeur honoraire &#xe0; &amp;lt;?xml:namespace prefix = st1 ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags&quot; /&gt;&lt;st1:PersonName w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;la NatWest Bank.&quot;&gt;la NatWest Bank.&lt;/st1:PersonName&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Feb 2005 19:15:00 GMT</pubDate></item><item><title>Etudes de march&#xe9; : huit conseils</title><dc:creator>Gpxl</dc:creator><link>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340805.html</link><comments>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340805.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://simulashow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/340805/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340805.html</guid><description>&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial&quot;&gt;* Participez activement au processus. M&#xea;me si vous avez les moyens de payer quelqu&apos;un pour effectuer une partie des recherches, il vaut toujours mieux en faire une partie vous-m&#xea;me. En interrogeant et en observant des clients potentiels, vous glanerez des informations cruciales sur leur comportement qui vous aideront &#xe0; affiner et &#xe0; mieux vendre votre concept, aussi bien au client qu&apos;aux &#xe9;ventuelles sources de financement.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Accordez davantage d&apos;importance &#xe0; la qualit&#xe9; plut&#xf4;t qu&apos;&#xe0; la quantit&#xe9; d&apos;&#xe9;tudes. Il convient &#xe9;videmment d&apos;interroger un nombre suffisant de personnes sur le produit et les id&#xe9;es du march&#xe9;. Toutefois, ne limitez pas votre r&#xe9;flexion aux personnes interrog&#xe9;es, mais posez-vous &#xe9;galement des questions sur la qualit&#xe9; de l&apos;information recueillie.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Soyez pr&#xe9;par&#xe9; et faites preuve d&apos;ouverture d&apos;esprit lorsque vous entreprenez des &#xe9;tudes de march&#xe9;. Soyez toujours pr&#xe9;cis quant aux donn&#xe9;es &#xe0; collecter et aux personnes que vous souhaitez interroger. En m&#xea;me temps, soyez pr&#xea;t &#xe0; changer de techniques (par exemple passer des enqu&#xea;tes au sens large aux groupes cibl&#xe9;s) et &#xe0; faire participer de nouvelles personnes. L&apos;enqu&#xea;te est un processus d&apos;apprentissage. Vous obtiendrez peut-&#xea;tre des informations qui vous orienteront dans des directions diff&#xe9;rentes et vers d&apos;autres sources. Suivez votre instinct et soyez pr&#xea;t &#xe0; sonder et &#xe0; exp&#xe9;rimenter selon les besoins.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Utilisez une approche it&#xe9;rative. Vous devez pr&#xe9;voir d&apos;aller &#xe0; l&apos;ext&#xe9;rieur, de recueillir des informations, de rentrer et de r&#xe9;fl&#xe9;chir, puis de recommencer. Le processus d&apos;&#xe9;valuation ne doit pas &#xea;tre per&#xe7;u comme une proc&#xe9;dure isol&#xe9;e qui vous fournit un &#xab; oui &#xbb; ou un &#xab; non &#xbb;. La r&#xe9;flexion sur ce que vous apprenez est essentielle.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* M&#xea;me lorsque les r&#xe9;ponses fournies confirment vos attentes, n&apos;en laissez rien para&#xee;tre. Les entrepreneurs n&apos;arrivent pas toujours &#xe0; se contenter de tester leurs id&#xe9;es aupr&#xe8;s de clients potentiels, sans les vendre. Votre but est d&apos;obtenir une &#xe9;valuation objective. Si les personnes interrog&#xe9;es ont l&apos;impression que votre motivation premi&#xe8;re est de les convaincre du bien-fond&#xe9; de vos id&#xe9;es, votre &#xe9;valuation n&apos;aura aucune valeur : vous obtiendrez probablement des r&#xe9;sultats positifs, mais qui ne seront pas significatifs.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Soyez pr&#xea;t &#xe0; modifier le produit ou le service. Il ne faut pas essayer de vendre vos id&#xe9;es, parce que vous devez aussi &#xea;tre pr&#xea;t &#xe0; modifier votre produit ou service. Testez diff&#xe9;rentes combinaisons de caract&#xe9;ristiques sur le march&#xe9;. Le processus it&#xe9;ratif concerne en partie le fait qu&apos;il faudra peut-&#xea;tre que vous modifiiez le produit ou le service au cours de l&apos;&#xe9;tude de march&#xe9; et de l&apos;&#xe9;valuation.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Ne soyez pas frustr&#xe9; par le manque de donn&#xe9;es. Vous rassemblez des informations pour compl&#xe9;ter un puzzle. Vous trouverez rarement des donn&#xe9;es qui ont trait directement &#xe0; l&apos;&#xe9;valuation de nouvelles opportunit&#xe9;s de march&#xe9;. Au bout du compte, vous voulez vous assurer que vous avez &#xe0; peu pr&#xe8;s raison et que vos marges en cas d&apos;erreur sont suffisamment confortables pour couvrir une pr&#xe9;vision l&#xe9;g&#xe8;rement erron&#xe9;e. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Comprenez que vous continuerez &#xe0; apprendre apr&#xe8;s le lancement du produit. Le processus de pr&#xe9;sentation du produit sur le march&#xe9; est en lui-m&#xea;me l&apos;occasion d&apos;&#xe9;valuer un cr&#xe9;neau. Vous devez pr&#xe9;parer des m&#xe9;thodes de collecte d&apos;information concernant le lancement afin de faire des ajustements rapides qui maximiseront vos chances de r&#xe9;ussite.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;DANIEL F. MUZYKA est professeur IAF en entrepreneurship et doyen associ&#xe9; du MBA de l&apos;Insead, &#xe0; Fontainebleau.&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Feb 2005 19:14:00 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;&#xe9;valuation du projet</title><dc:creator>Gpxl</dc:creator><link>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340802.html</link><comments>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340802.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://simulashow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/340802/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340802.html</guid><description>&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial&quot;&gt;Taille du cr&#xe9;neau, valeur ajout&#xe9;e, taux de croissance escompt&#xe9; : l&apos;entrepreneur doit &#xe9;valuer l&apos;int&#xe9;r&#xea;t d&apos;une opportunit&#xe9; avant de se lancer. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L&apos;entrepreneuriat vise en premier lieu &#xe0; ajouter de la valeur, pour toutes les parties concern&#xe9;es, surtout celles qui exploitent le cr&#xe9;neau. Aux yeux des clients, des distributeurs et des d&#xe9;taillants impliqu&#xe9;s, le produit doit apporter une valeur suppl&#xe9;mentaire.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Comment mesurer la valeur ajout&#xe9;e en termes r&#xe9;els ? Pour les sp&#xe9;cialistes du capital-risque et autres financiers, la r&#xe8;gle est que la marge brute soit de 35 &#xe0; 40 %, voire plus.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ainsi, le b&#xe9;n&#xe9;fice, moins les co&#xfb;ts directs de main-d&apos;oeuvre et de mat&#xe9;riels n&#xe9;cessaires &#xe0; la production du bien ou du service, doit s&apos;&#xe9;lever au moins &#xe0; 40 % du chiffre d&apos;affaires. Ces 40 % sont la v&#xe9;ritable valeur ajout&#xe9;e de votre produit.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Pourquoi est-ce essentiel ? Il est &#xe9;vident que, plus la marge brute est &#xe9;lev&#xe9;e, plus les r&#xe9;sultats de bas de bilan sont potentiellement cons&#xe9;quents. De plus, la marge brute indique combien de valeur est ajout&#xe9;e par des ressources sp&#xe9;cifiques, comme la mati&#xe8;re grise, la conception et le marketing. S&apos;il n&apos;y a que peu de valeur ajout&#xe9;e, &#xe0; quoi bon se lancer ? Sans l&apos;adjonction significative de valeur, on prend un risque important sans cr&#xe9;er grand-chose, malgr&#xe9; tous les efforts et le temps que repr&#xe9;sente la mise en place de ressources en biens et en personnes.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;La largeur du cr&#xe9;neau&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Quelle taille doit avoir l&apos;opportunit&#xe9; ? La r&#xe9;ponse est &#xab; &#xe7;a d&#xe9;pend &#xbb;. Cela d&#xe9;pend de la quantit&#xe9; de valeur que l&apos;on veut cr&#xe9;er et du retour minimal que l&apos;on souhaite obtenir. Cela d&#xe9;pend aussi de la taille d&apos;opportunit&#xe9; qui va s&#xe9;duire les investisseurs. (Les investisseurs en capital-risque se fixent souvent une valeur minimale.)&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Cela d&#xe9;pend de la valeur dont vous avez besoin pour vous positionner sur le march&#xe9; comme un concurrent efficace et en pleine croissance. Cela d&#xe9;pend du facteur &#xe9;conomique &#xab; l&apos;&#xe9;chelle d&apos;efficacit&#xe9; minimale &#xbb;, c&apos;est-&#xe0;-dire qu&apos;il faut savoir quelle est la taille minimale requise pour pouvoir utiliser efficacement les actifs n&#xe9;cessaires. Et l&apos;importance du projet permet &#xe9;galement de pouvoir attirer les personnels clefs n&#xe9;cessaires &#xe0; son succ&#xe8;s.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les entrepreneurs &#xe0; la recherche de croissance tiennent non seulement compte de la taille de l&apos;opportunit&#xe9;, mais &#xe9;galement du taux de croissance escompt&#xe9;. S&apos;ils recherchent avant tout la croissance, ils se focaliseront sur le taux de croissance potentiel.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Certains r&#xe9;alisent tr&#xe8;s rapidement qu&apos;un taux de croissance trop rapide sur une p&#xe9;riode longue est n&#xe9;faste. C&apos;est une situation difficile &#xe0; g&#xe9;rer, qui attire les concurrents comme les mouches sur le vinaigre et qui exige des ressources financi&#xe8;res cons&#xe9;quentes et sans cesse renouvel&#xe9;es pour pouvoir disposer d&apos;un capital financier ad&#xe9;quat. A l&apos;inverse, un taux de croissance trop faible ne permettra pas de cr&#xe9;er suffisamment de valeur et d&apos;attirer les partenaires clefs.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Quels sont les taux de croissance requis ? Ils varient consid&#xe9;rablement et sont, bien entendu, fonction du contexte. N&#xe9;anmoins, en g&#xe9;n&#xe9;ral, une croissance &#xe0; long terme en dessous de 10 points est insuffisante, et obtenir une croissance de plus de 100 % est pratiquement impossible &#xe0; atteindre. Tout d&#xe9;pend aussi de la taille de l&apos;entreprise que l&apos;on souhaite cr&#xe9;er. Il ne faut pas voir trop grand quand on veut monter une affaire tout en menant une vie &#xe9;quilibr&#xe9;e.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Economie et entreprise&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Deux facteurs sont essentiels pour l&apos;entrepreneur en herbe : &#xe0; combien se montent les b&#xe9;n&#xe9;fices et o&#xf9; est pr&#xe9;cis&#xe9;ment g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9; ce profit ? Si l&apos;entreprise n&apos;ajoute pas suffisamment de valeur, il est impossible d&apos;obtenir un b&#xe9;n&#xe9;fice suffisant.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;De plus, se posent d&apos;autres questions : &#xe0; quel niveau du compte de r&#xe9;sultat et du bilan cr&#xe9;e-t-on de la valeur ? Comment gagne-t-on de l&apos;argent ? D&apos;o&#xf9; viennent les b&#xe9;n&#xe9;fices ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il convient d&apos;identifier les leviers qui cr&#xe9;ent de la valeur sur votre march&#xe9;. Vous devez aussi savoir si ces leviers sont durables ou non. Par exemple, gagnez-vous de l&apos;argent parce que vous &#xea;tes capable de vous d&#xe9;placer rapidement pour fournir du pain aux boulangeries en rupture de stock alors que leurs fournisseurs r&#xe9;guliers ne les livrent qu&apos;une fois par jour et que les clients en demandent davantage ? Votre capacit&#xe9; &#xe0; &#xea;tre tr&#xe8;s r&#xe9;actif et &#xe0; satisfaire des demandes ponctuelles (au prix fort, bien entendu) peut &#xea;tre la base de votre affaire. Comprendre ces leviers permet de mieux g&#xe9;rer votre commerce, et vous pourrez &#xe9;galement v&#xe9;rifier si ces param&#xe8;tres sont ad&#xe9;quats et durables.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;J&apos;ai connu une entreprise qui avait tendance &#xe0; toujours am&#xe9;liorer son environnement d&#xe8;s qu&apos;elle s&apos;implantait quelque part. En tant que telle, cette soci&#xe9;t&#xe9; d&#xe9;gageait un b&#xe9;n&#xe9;fice raisonnable, certes, mais qui n&apos;avait rien d&apos;extraordinaire. Le chef d&apos;entreprise se lan&#xe7;ait sur un march&#xe9; g&#xe9;ographique, achetait un local commercial pour y installer l&apos;entreprise, le r&#xe9;novait, d&#xe9;marrait son affaire, puis, finalement, la vendait sous forme de franchise.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;D&apos;autres entreprises &#xe9;taient attir&#xe9;es sur la nouvelle zone commerciale et contribuaient &#xe0; son am&#xe9;lioration. Ainsi, une fois venu le moment d&apos;&#xe9;valuer la propri&#xe9;t&#xe9; pour la vendre au franchis&#xe9;, le chef d&apos;entreprise &#xe9;tait toujours s&#xfb;r de r&#xe9;aliser une importante plus-value.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;D&apos;o&#xf9; tirait-il ses b&#xe9;n&#xe9;fices ? Principalement de l&apos;op&#xe9;ration immobili&#xe8;re. Il savait donc exactement sur quoi concentrer ses efforts et son &#xe9;nergie. Il ne gaspillait pas son temps &#xe0; essayer de trouver des m&#xe9;thodes permettant d&apos;am&#xe9;liorer la rentabilit&#xe9; de son magasin. Il se consacrait plut&#xf4;t &#xe0; trouver de nouveaux emplacements prometteurs.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Combien de temps avez-vous ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les bonnes occasions ne durent jamais &#xe9;ternellement. D&apos;ailleurs, si vous en trouvez une (l&#xe9;gale) qui n&apos;ait pas de limite dans le temps, faites-le moi savoir. La vraie question est de savoir combien de temps votre cr&#xe9;neau restera ouvert avant que tout le monde ne s&apos;y engouffre et ne se concurrence sur la base des prix plut&#xf4;t que sur celle de la valeur. Voire pire encore.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Qu&apos;est-ce qui d&#xe9;termine le temps au cours duquel le cr&#xe9;neau n&apos;est ouvert qu&apos;&#xe0; vous ? Tout d&apos;abord, avez-vous sign&#xe9; un contrat qui vous autorise &#xe0; utiliser exclusivement une technologie ? Il ne s&apos;agit pas forc&#xe9;ment d&apos;une technologie sur laquelle vous b&#xe9;n&#xe9;ficiez d&apos;un contr&#xf4;le exclusif, mais peut-&#xea;tre d&apos;une technologie dont vous seul ma&#xee;trisez la source ou le canal de distribution.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ensuite, recherchez-vous un cr&#xe9;neau offrant des produits se substituant &#xe0; d&apos;autres, ou plut&#xf4;t l&apos;occasion d&apos;avoir une base sp&#xe9;cifique et solide &#xe0; partir de laquelle effectuer des d&#xe9;veloppements ? Les clients dont vous seul pouvez satisfaire les besoins sp&#xe9;cifiques vous apportent un avantage concurrentiel cons&#xe9;quent.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Troisi&#xe8;mement, b&#xe9;n&#xe9;ficiez-vous d&apos;une relation privil&#xe9;gi&#xe9;e qui vous conf&#xe8;re un avantage sur vos concurrents ? Quatri&#xe8;mement, &#xea;tes-vous capable d&apos;&#xe9;riger des barri&#xe8;res &#xab; post-entr&#xe9;e &#xbb; (qui demanderont des d&#xe9;penses suppl&#xe9;mentaires &#xe0; vos concurrents) &#xe0; destination des autres organisations qui vous embo&#xee;tent le pas ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Au final, la clef du succ&#xe8;s ou de l&apos;&#xe9;chec d&apos;une entreprise repose souvent sur la diff&#xe9;rence marginale que repr&#xe9;sentent les aspects &#xab; intangibles &#xbb; de l&apos;affaire en question. Vous &#xea;tes le seul qui soit &#xe0; m&#xea;me d&apos;&#xe9;valuer ces crit&#xe8;res &#xe9;motionnels. Aimez-vous cette opportunit&#xe9; ? Y croyez-vous ? Ces facteurs sont essentiels, car ils laissent pr&#xe9;sager de votre pers&#xe9;v&#xe9;rance face aux obstacles habituels que rencontrent les entrepreneurs.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Voici maintenant quelques enseignements en mati&#xe8;re d&apos;opportunit&#xe9; tir&#xe9;s de l&apos;exp&#xe9;rience r&#xe9;ussie d&apos;entrepreneurs confirm&#xe9;s :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Une opportunit&#xe9; en cache d&apos;autres. Pour construire une entreprise rentable et cr&#xe9;atrice de valeur &#xe0; long terme, l&apos;opportunit&#xe9; de d&#xe9;part doit d&#xe9;boucher sur de nouvelles ouvertures.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Une opportunit&#xe9; vous aide &#xe0; d&#xe9;velopper des comp&#xe9;tences porteuses. Une autre caract&#xe9;ristique du bon cr&#xe9;neau est qu&apos;il permet de d&#xe9;velopper et de mettre en oeuvre diff&#xe9;rentes comp&#xe9;tences. Les bonnes opportunit&#xe9;s sont celles qui obligent l&apos;entreprise &#xe0; d&#xe9;velopper des comp&#xe9;tences qui pourront ensuite &#xea;tre exploit&#xe9;es dans d&apos;autres cadres.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* L&apos;opportunit&#xe9; ne doit pas &#xea;tre &#xe9;valu&#xe9;e ou exploit&#xe9;e par une seule personne. Quand on examine le parcours des &#xab; serial entrepreneurs &#xbb; de la cr&#xe9;ation d&apos;entreprise et que l&apos;on cherche &#xe0; comprendre comment ils rep&#xe8;rent les cr&#xe9;neaux porteurs, il semble que l&apos;adage qui dit que &#xab; deux t&#xea;tes valent mieux qu&apos;une &#xbb; soit tout &#xe0; fait vrai. Ces entrepreneurs recherchent habituellement des partenariats avec d&apos;autres individus (souvent, d&apos;ailleurs, avec un seul partenaire privil&#xe9;gi&#xe9;), avec lesquels ils fonctionnent en tandem, d&apos;une affaire &#xe0; l&apos;autre. Ces partenaires apportent leurs propres comp&#xe9;tences et aident &#xe0; l&apos;&#xe9;valuation et &#xe0; la mise en oeuvre du projet identifi&#xe9;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Il est &#xe9;galement utile d&apos;&#xe9;tudier la concurrence et la mani&#xe8;re de l&apos;affronter. Vos concurrents les plus proches sont-ils des &#xab; requins &#xbb; ? Certains cr&#xe9;neaux impliquent une concurrence (ou une situation de quasi-concurrence) avec des entreprises ou des individus qui ne sont pas tr&#xe8;s agressifs. En revanche, dans d&apos;autres secteurs, les concurrents &#xab; d&#xe9;vorent leurs petits &#xbb;. Essayez de savoir si d&apos;autres entreprises nouvellement cr&#xe9;&#xe9;es ont surv&#xe9;cu dans l&apos;environnement concurrentiel auquel vous allez vous frotter.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La fa&#xe7;on dont vous organisez votre concurrence est plus importante que l&apos;endroit o&#xf9; celle-ci se joue. Certes, vous devez trouver un bon emplacement, mais la priorit&#xe9; est d&apos;abord de savoir si vous serez viable et si vous gagnerez de l&apos;argent. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;DANIEL F. MUZYKA est professeur IAF en entrepreneurship et doyen associ&#xe9; du MBA de l&apos;Insead, &#xe0; Fontainebleau.&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Feb 2005 19:10:00 GMT</pubDate></item><item><title>Rep&#xe9;rer des opportunit&#xe9;s</title><dc:creator>Gpxl</dc:creator><link>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340788.html</link><comments>http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340788.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://simulashow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/340788/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://simulashow.canalblog.com/archives/2005/02/24/340788.html</guid><description>&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial&quot;&gt;Seuls les march&#xe9;s imparfaits sont source d&apos;opportunit&#xe9;s. Une typologie en six points peut permettre de les d&#xe9;celer.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La caract&#xe9;ristique distinctive d&apos;un entrepreneur est sa capacit&#xe9; permanente &#xe0; identifier et &#xe0; savoir exploiter des opportunit&#xe9;s. Certes, le rep&#xe9;rage des opportunit&#xe9;s ne constitue qu&apos;une condition n&#xe9;cessaire, mais non suffisante, si l&apos;opportunit&#xe9; n&apos;est pas mise en oeuvre. Mais c&apos;est cette aptitude premi&#xe8;re &#xe0; renouveler le &#xab; stock &#xbb; d&apos;opportunit&#xe9;s qui permet de ne pas &#xea;tre condamn&#xe9; &#xe0; des choix du type &#xab; tout ou rien &#xbb; et, au contraire, de s&#xe9;lectionner au sein de ce capital celles qui pr&#xe9;sentent les meilleures chances de succ&#xe8;s. Accroissant la probabilit&#xe9; de r&#xe9;ussite dans l&apos;exploitation des opportunit&#xe9;s, le rep&#xe9;rage repr&#xe9;sente donc la phase clef de l&apos;entrepreneuriat.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Selon les &#xe9;conomistes, et pour ce th&#xe8;me sensible &#xe0; l&apos;intuition il nous semble essentiel de revenir &#xe0; la th&#xe9;orie, les opportunit&#xe9;s n&apos;existent que dans les march&#xe9;s imparfaits, en d&#xe9;s&#xe9;quilibre. L&apos;entrepreneur, selon les &#xe9;coles, est celui qui rompt un &#xe9;quilibre ou constate un d&#xe9;s&#xe9;quilibre et, dans les deux cas, cr&#xe9;e un nouvel &#xe9;quilibre &#xe0; son profit. Les march&#xe9;s imparfaits et les aberrations, contradictions et incoh&#xe9;rences qui caract&#xe9;risent certaines activit&#xe9;s constituent donc la source des opportunit&#xe9;s. A cet &#xe9;gard, on peut affirmer qu&apos;il existe des opportunit&#xe9;s en soi, &#xe0; port&#xe9;e de perception de tous.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Mais la vigilance est un acte de perception propre qui d&#xe9;pend des informations que d&#xe9;tient l&apos;entrepreneur. Dans des march&#xe9;s en d&#xe9;s&#xe9;quilibre, l&apos;information est par nature imparfaite et incompl&#xe8;te. Face &#xe0; ces poches d&apos;ignorance, certains individus sont moins d&#xe9;munis que les autres. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;De plus, tous ceux qui identifient des d&#xe9;s&#xe9;quilibres ne les &#xe9;valuent pas en tant qu&apos;opportunit&#xe9;s de la m&#xea;me fa&#xe7;on, mais en fonction des ressources et des comp&#xe9;tences qu&apos;ils ma&#xee;trisent. Les activit&#xe9;s li&#xe9;es &#xe0; ces d&#xe9;s&#xe9;quilibres seront pour certains facilement exploitables, alors que d&apos;autres se heurteront &#xe0; des obstacles quasi infranchissables pour y r&#xe9;ussir. En ce sens, une opportunit&#xe9; est &#xe9;galement relative et propre &#xe0; chaque entrepreneur.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Si nous limitons cet aspect relatif, de quels rep&#xe8;res dispose un entrepreneur pour identifier des opportunit&#xe9;s ? Ce sont les d&#xe9;s&#xe9;quilibres qu&apos;il convient de d&#xe9;tecter, nous l&apos;avons d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;voqu&#xe9;. Et nous proposons de les rechercher en pratiquant une typologie en six points. Les opportunit&#xe9;s se cachent et se trouvent dans tous les march&#xe9;s, domaines d&apos;activit&#xe9; et niches qui r&#xe9;pondent &#xe0; au moins un des qualificatifs suivants :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Prometteur&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Est prometteuse l&apos;activit&#xe9; qui poss&#xe8;de un fort potentiel de d&#xe9;veloppement, qu&apos;elle soit en d&#xe9;marrage ou au d&#xe9;but de sa phase de croissance. Et, ce qui caract&#xe9;rise ces deux phases du cycle de vie d&apos;une activit&#xe9;, c&apos;est un droit d&apos;entr&#xe9;e faible, un droit &#xe0; l&apos;erreur important et une plus grande facilit&#xe9; (d&apos;o&#xf9; le terme march&#xe9; porteur), trois qualit&#xe9;s essentielles d&apos;une opportunit&#xe9;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Encore faut-il &#xea;tre certain que l&apos;activit&#xe9; se situe bien &#xe0; ces phases de vie. Et, pour cela, fonder son analyse non pas sur des valeurs pass&#xe9;es et actuelles d&apos;indicateurs simples, tel le taux de croissance constat&#xe9;, mais sur des &#xab; trends &#xbb;, qui promettent des tendances durables. Ces &#xab; trends &#xbb; sont de nature d&#xe9;mographique, &#xe9;conomique, technologique, soci&#xe9;tale ou r&#xe9;glementaire. Le traitement des d&#xe9;chets constitue le parangon des activit&#xe9;s porteuses puisqu&apos;il associe, en positif, l&apos;ensemble de ces &#xab; trends &#xbb;. Le facility-management des activit&#xe9;s administratives en est une autre illustration, s&apos;appuyant sur la tendance lourde d&apos;externalisation des activit&#xe9;s hors coeur de m&#xe9;tier des entreprises que l&apos;on peut constater depuis des ann&#xe9;es dans les comptes de la nation.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Trois &#xe9;cueils jalonnent cependant cette analyse. Le risque de non-explosion du march&#xe9;, lorsque l&apos;offre ne peut s&apos;adapter &#xe0; la demande : c&apos;est le cas de la domotique, qui est toujours en d&#xe9;marrage quinze ans plus tard. Le risque du premier entrant qui doit g&#xe9;n&#xe9;ralement d&#xe9;fricher le march&#xe9;, ce qui est co&#xfb;teux et difficile ; l&apos;exp&#xe9;rience prouve qu&apos;il existe une prime aux copieurs innovants plut&#xf4;t qu&apos;aux first-movers. Enfin, le risque d&apos;essoufflement pr&#xe9;coce propre aux activit&#xe9;s li&#xe9;es aux ph&#xe9;nom&#xe8;nes de mode et de m&#xe9;diatisation.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Mouvant&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Point n&apos;est n&#xe9;cessaire, cependant, que l&apos;activit&#xe9; soit porteuse pour qu&apos;elle soit g&#xe9;n&#xe9;ratrice d&apos;opportunit&#xe9;s. Les activit&#xe9;s stagnantes ou d&#xe9;clinantes le sont tout autant sous r&#xe9;serve qu&apos;elles pr&#xe9;sentent des situations d&apos;&#xe9;volution, de confusion, ou de chaos. Tout d&#xe9;sordre est porteur d&apos;un futur ordre qui se cr&#xe9;e habituellement par l&apos;interm&#xe9;diaire et au profit de nouveaux acteurs et au d&#xe9;triment de ceux en place, englu&#xe9;s dans leurs anciennes pratiques.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il s&apos;agit donc d&apos;identifier les activit&#xe9;s qui sont dans des situations actuelles ou futures de forte &#xe9;volution sur le plan qualitatif et structurel. Dans le premier cas, il conviendra d&apos;exploiter les d&#xe9;s&#xe9;quilibres existants. Si ceux-ci sont relativement visibles, il n&apos;en reste pas moins tout un champ d&apos;exp&#xe9;rience pour de nouveaux acteurs. Comme le prouve l&apos;exemple des fabricants qui exploitent l&apos;opportunit&#xe9; des produits &#xe0; marques de distributeurs. Dans le second cas, le plus int&#xe9;ressant, c&apos;est l&apos;anticipation des bouleversements &#xe0; venir dans des activit&#xe9;s apparemment stables qui conduira au rep&#xe9;rage d&apos;opportunit&#xe9;s. Ces bouleversements peuvent &#xea;tre de nature technologique, comme l&apos;introduction de l&apos;&#xe9;lectronique dans les jouets ou du laser dans les traitements m&#xe9;dicaux, ou li&#xe9;s &#xe0; des modifications profondes des besoins et comportements des consommateurs. Les modes de distribution ne sont pas &#xe0; l&apos;abri, et il n&apos;est pas n&#xe9;cessaire d&apos;&#xea;tre grand devin pour pr&#xe9;voir un grand chambardement dans la distribution des produits techniques (VPC, Internet...).&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Imparfait&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Dans un march&#xe9; parfait, au sens &#xe9;conomique, les entreprises ne sont que des fonctions de production, r&#xe9;alisant toutes le m&#xea;me produit, et les consommateurs effectuent leur choix entre les concurrents sur la seule base du prix. La r&#xe8;gle est simple : avoir le co&#xfb;t le plus bas. La contrepartie est &#xe9;vidente : il n&apos;existe pas d&apos;opportunit&#xe9;s hors de cette r&#xe8;gle. Ce sont donc les march&#xe9;s imparfaits que l&apos;entrepreneur doit identifier, car il n&apos;y a qu&apos;en leur sein que se nichent les opportunit&#xe9;s. Ceux dont la comp&#xe9;tition est peu ou pas fond&#xe9;e sur les prix, comme la formation ou le conseil. Ceux o&#xf9; il n&apos;existe pas d&apos;offre(s) de r&#xe9;f&#xe9;rence &#xe9;tablie(s) et o&#xf9; les possibilit&#xe9;s de diff&#xe9;renciation des acteurs sont multiples (les univers de sp&#xe9;cialisation et de fragmentation). Ceux o&#xf9; l&apos;effet d&apos;exp&#xe9;rience et la sensibilit&#xe9; du volume au prix sont faibles. Ceux, enfin, qui se caract&#xe9;risent par une concurrence molle, fruit d&apos;une structure concurrentielle de type oligopole passif ou coexistence de groupes strat&#xe9;giques &#xe9;loign&#xe9;s. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Incomplet ou cach&#xe9;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Un march&#xe9; local est incomplet si, sur une des autres zones g&#xe9;ographiques du m&#xea;me march&#xe9;, ont &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;velopp&#xe9;s des segments d&apos;activit&#xe9; qui n&apos;existent pas en son sein. De nombreux entrepreneurs, sans id&#xe9;es innovantes, se sont fait une sp&#xe9;cialit&#xe9; du rep&#xe9;rage des failles locales par rapport &#xe0; des march&#xe9;s g&#xe9;ographiques plus &#xe9;volu&#xe9;s, g&#xe9;n&#xe9;ralement celui des Etats-Unis, et sont all&#xe9;s y chercher des franchises (services aux particuliers essentiellement), ou apprendre les nouvelles formules (cas de la vente en VPC d&apos;outils coupants, par exemple). Le proc&#xe9;d&#xe9; peut para&#xee;tre simpliste et peu valorisant, mais, si un minimum de r&#xe8;gles d&#xe9;ontologiques est suivi, il est respectable et souvent efficace. Sous r&#xe9;serve que les deux conditions de transf&#xe9;rabilit&#xe9; de l&apos;opportunit&#xe9; soient appliqu&#xe9;es : test de la r&#xe9;alit&#xe9; du march&#xe9; local et adaptation du concept aux conditions sp&#xe9;cifiques.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il existe par ailleurs souvent, au sein d&apos;un march&#xe9; global, des niches &#xe0; l&apos;abri des regards habituels. De par leurs caract&#xe9;ristiques - tr&#xe8;s petite taille, activit&#xe9; bizarre, peu &#xe9;vidente et souvent peu excitante -, elles n&apos;attirent pas les convoitises et, &#xe0; ce titre, constituent de r&#xe9;elles opportunit&#xe9;s. Tel est le cas, par exemple, du n&#xe9;goce de visc&#xe8;res et abats animaux pour les laboratoires pharmaceutiques et de beaut&#xe9;. Dans un m&#xea;me registre, les entreprises endormies, en raison souvent de l&apos;&#xe2;ge de leur dirigeant, &#xe0; fort potentiel inexploit&#xe9; (marque de notori&#xe9;t&#xe9; et outil sous-utilis&#xe9;), repr&#xe9;- sentent des sources d&apos;opportunit&#xe9;s par croissance externe.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Plus g&#xe9;n&#xe9;ralement, toutes les activit&#xe9;s qui sont caract&#xe9;ris&#xe9;es par un niveau d&apos;information inexistant ou insuffisant, ou pour lesquelles cette information est ambigu&#xeb; et contradictoire, sont sources potentielles d&apos;opportunit&#xe9;s. Tel est le cas actuellement de l&apos;Internet et de l&apos;Intranet. La r&#xe8;gle est facile &#xe0; expliquer : si l&apos;information est simple et disponible, elle l&apos;est pour tous et donc sans valeur relative pour chacun ; si, en revanche, elle est incoh&#xe9;rente et difficilement compilable, elle prend toute sa valeur pour ceux qui savent la rassembler et l&apos;analyser.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Incoh&#xe9;rent et incongru&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les opportunit&#xe9;s r&#xe9;sident &#xe9;galement dans toutes les activit&#xe9;s qui pr&#xe9;sentent des incoh&#xe9;rences. Les entrepreneurs ont depuis longtemps compris qu&apos;il fallait rechercher les ruptures et les goulets d&apos;&#xe9;tranglement qui caract&#xe9;risent certains proc&#xe9;d&#xe9;s ou cha&#xee;nes de valeur et qui signifient opportunit&#xe9;s de process am&#xe9;lior&#xe9;. L&apos;exemple ancien de Polaroid dans la cha&#xee;ne photographique est un grand classique. Celui des goulottes d&apos;&#xe9;vacuation des gravats lors des r&#xe9;novations dans les immeubles est plus r&#xe9;cent et a fait la fortune de son inventeur.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L&apos;identification des comportements &#xe9;conomiques incongrus, reposant sur des habitudes ancr&#xe9;es, des dogmes partag&#xe9;s par l&apos;ensemble des acteurs de l&apos;activit&#xe9;, mais qui sont en fait contraires au vrai &#xab; bon sens &#xe9;conomique &#xbb;, constitue &#xe9;galement une source d&apos;opportunit&#xe9;s. Tel a &#xe9;t&#xe9; le cas, par exemple, avec l&apos;arriv&#xe9;e des transconteneurs roll on-roll off qui ont permis de diminuer drastiquement les co&#xfb;ts et les temps de s&#xe9;jour au port qui &#xe9;taient devenus dominants, alors que l&apos;ensemble du secteur naval pers&#xe9;v&#xe9;rait dans la recherche de la plus grande vitesse &#xe9;conomique sur l&apos;eau, comme il l&apos;avait toujours fait.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Certains s&apos;&#xe9;tonnent que de tels comportements puissent exister, sans cependant questionner leurs propres habitudes. Mais ils correspondaient &#xe0; une &#xe9;poque &#xe0; une r&#xe9;alit&#xe9; &#xe9;conomique. C&apos;est le fait de les poser en dogmes, intemporels et axiomatiques, qui risque de les transformer en incongruit&#xe9;s. Et c&apos;est pourquoi leur remise en cause est g&#xe9;n&#xe9;ralement le fait de non-conformistes et de nouveaux entrants.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;* Perm&#xe9;able et rentable&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Car il n&apos;y a d&apos;opportunit&#xe9;s que dans les activit&#xe9;s qui restent perm&#xe9;ables &#xe0; ceux qui veulent s&apos;y ins&#xe9;rer. De ce point de vue, la notion de barri&#xe8;res &#xe0; l&apos;entr&#xe9;e, ch&#xe8;re aux &#xe9;conomistes industriels, est particuli&#xe8;rement pertinente. Elle permet de recenser et de mesurer les obstacles que doivent surmonter ceux qui d&#xe9;sirent saisir l&apos;opportunit&#xe9;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Plus les barri&#xe8;res (brevets, normes, effet d&apos;exp&#xe9;rience ou d&apos;&#xe9;chelle, savoir-faire, ticket d&apos;entr&#xe9;e...) sont faibles et plus le march&#xe9; est perm&#xe9;able. Mais il l&apos;est alors pour tout nouvel acteur, naturellement attir&#xe9; par la facilit&#xe9; &#xe0; y entrer. Et, dans ce cas, la r&#xe8;gle est claire : de la force des barri&#xe8;res d&#xe9;pend le profit potentiel. Quel int&#xe9;r&#xea;t alors de p&#xe9;n&#xe9;trer un tel secteur ? Mieux vaut investir les activit&#xe9;s &#xe0; forts obstacles par malheur, ce sont les plus difficiles et co&#xfb;teuses &#xe0; p&#xe9;n&#xe9;trer.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Pour sortir de cette impasse, il suffit de passer de la mesure absolue &#xe0; la valeur relative des barri&#xe8;res &#xe0; l&apos;entr&#xe9;e. Celles-ci n&apos;ont en effet pas la m&#xea;me importance selon l&apos;acteur qui les &#xe9;value. Elles sont fonction &#xe0; la fois de sa capacit&#xe9; d&apos;analyse et des ressources et comp&#xe9;tences qu&apos;il ma&#xee;trise, l&apos;id&#xe9;al en termes d&apos;opportunit&#xe9; &#xe9;tant les secteurs &#xe0; faibles barri&#xe8;res pour soi, mais tr&#xe8;s imperm&#xe9;ables pour les autres.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Or cela est possible dans deu